Le Guaguancó

Le Guaguancó est la danse la plus prisée du cycle de la Rumba. Rapide et énergique, elle est plutôt dansée par de jeunes danseurs. L’utilisation du Guaguancó pour dynamiser la danse des danseurs de Timba est aujourd’hui une mode assez installée, même si musicalement, ceci n’a pas toujours de sens.

Description de la danse

La danse ne commence qu’au moment du montuno (partie responsoriale entre le soliste et le chœur) qui a lieu après la diana (introduction chantée) et l’exposition de la tema (le thème). Le chœur forme souvent un arc de cercle plus ou moins fermé qui délimite l’espace de danse qui sera occupé par un couple de danseurs. Le Guaguancó est souvent décrit comme danse de séduction pendant laquelle l’homme tente de conquérir sa partenaire.

Danseurs de Guaguancó

Régulièrement, profitant d’un effet de surprise, le danseur effectue un mouvement pelvien brusque, soudain et très expressif en direction du sexe de la danseuse. Ce geste, le vacunao (de l’espagnol « vacunación » qui signifie « vaccin » ou « piqûre »), simule l’acte de pénétration sexuelle. Afin de masquer ses vacunaos et de surprendre sa partenaire, le danseur cherche à la distraire en improvisant des pas libres et spontanés. Parfois, le joueur de quinto, tambour improvisateur le plus aigu, accentue les vacunao par un frappe sonore.

Tout en gardant l’esprit du vacunao, de nombreux danseurs ont introduit de nouvelles manières plus stylisées ou mesurées (geste de la main, du pied, de la tête, avec un foulard…) d’effectuer ce geste. Ceci n’empêche pas que le Guaguancó est souvent vu comme danse à caractère fortement érotique.

La danseuse surveille son partenaire qui tourne autour d’elle, à quelques mètres d’écart, durant toute la danse afin de ne pas être surprise par un vacunao. Tout en provoquant et séduisant l’homme avec coquetterie, subtilité et élégance, elle évite les « attaques » du danseur. Pour cela, elle se détourne rapidement du danseur en se couvrant les parties intimes soit avec sa main, soit avec un pli de sa robe. Ce geste est parfois appelé appelé botao.

Si la danseuse n’échappe pas au vacuanos de l’homme, c’est lui qui remporte ce jeu d’attaction/répulsion, sinon c’est l’inverse.

Caractéristiques de la danse

Le Guaguancó se danse avec les jambes semi-fléchies et légèrement penché vers l’avant. Quand un pied entre en action, le bras opposé contre-balance son déplacement. Le mouvement de hanches de la danseuse est très accentué. Le corps des danseurs effectue une sorte de rebond qui marque les temps et qui est appelé « muelleo » ou parfois incorrectement « molleo« . Le torse réalise un mouvement d’ondulation qui accompagne le travail des épaules.

Certains disent que le vacunao viendrait des danses Makuta et Yuka des peuples Bantous.

Le Guaguancó :

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