Le Yambú

Le Yambú est la variante la plus lente mais aussi la moins pratiquée aujourd’hui de la Rumba.

Description de la danse

Le Yambú est une danse mimétique. La plupart du temps, les danseurs imitent les mouvements d’un couple de personnes âgées. Ainsi, le Yambú est souvent surnommé « la danse des anciens« . Ils évoluent librement dans l’espace, séparés par quelques mètres d’écart.

La danse ne commence qu’au moment du montuno (partie responsoriale entre le soliste et le chœur) qui a lieu après la diana (introduction chantée) et l’exposition de la tema (le thème). L’homme tente de séduire sa partenaire qui dévoile toute sa coquetterie et sa sensualité. Souffrant de rhumatismes, le danseur s’appuie parfois sur une canne, parfois sur sa partenaire. Du fait de son âge, il peut aussi chuter, la danseuse l’aide alors à se relever.

Comme le Yambú est associé souvent à la vieillesse, les mouvements sont lents à l’image de la musique mais toujours effectués avec douceur et élégance. La danse est peu énergétique. Contrairement au Guaguancó, « el Yambú no se vacuna » (que l’on traduit par « le vacunao ne s’utilise pas dans le Yambú« ), ce qui lui donne un côté plus sensuel, moins connoté sexuellement.

Contrairement aux autres Rumbas, le Yambú met en évidence la danseuse. L’homme reste au second plan.

Autres variantes

Plusieurs variantes existent pour l’interprétation du Yambú :

  • dans l’une des variantes, la danseuse n’est pas une personne âgée mais une jeune femme séduisante ;
  • dans la chanson « Mamá’buela » (contraction de « mama » pour « maman » et « abuela » pour « grand-mère »), l’homme joue le rôle d’un enfant qui ne veut pas aller à l’école quand sa partenaire imite sa grand-mère qui le force à y aller.

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