Elegguá

Présentation générale

Elegguá
Elegguá

Elegguá, Elegbá ou Elewua est un Orisha majeur, maître des chemins et des croisements et en particulier des 4 chemins qui forment la croix par union du nord avec le sud et de l’est avec l’ouest. C’est le principal messager d’Olofin et l’intermédiaire entre les Hommes et les Orishas. Il possède les clés du destin des Hommes, il ouvre et ferme les chemins vers le bonheur ou le malheur. Il représente le hasard, la chance, l’infortune et la mort. C’est le premier et le plus redoutable et féroce du groupe des Orishas guerreros (Orisha Oddé ou ibori) avec Oggún, Ochosi et Osun. Après Obbatalá, c’est le plus puissant des Orishas. À la suite d’histoires avec les autres Orishas, il peut faire ce qui lui plaît sans restriction. Il est aussi dit que tout Orisha doit lui demander la permission d’aider un de ses « fils » ou de recourir à la magie.

Il est considéré comme un maître magicien dont les sortilèges sont impossibles à rompre. Il a également la faculté de deviner le futur sans avoir recours au moindre outil.

Son messager est la souris. Dans la nature, Elegguá est généralement représenté par les rochers. Il est présent partout où existe la vie humaine, sous toute forme comme une pierre, une herbe, un jeune homme ou un vieillard, observant tout ce qui se produit, tant bien que mal, pour pouvoir le raconter à Olorún. Il est dit qu’Elegguá sert d’yeux sur Terre à Olorún. Avec Orunmilá, Oyá et Obbatalá, il domine les 4 vents.

Elgguá protège des accidents, de la mort par hémorragie ou due à une tahison et du SIDA. Il prévient les disputes, les peines et les misères. Il empêche la mauvaise coagulation du sang.

Son nom vient du mot yoruba « Èsú Elègbará » qui signifie « messager principal ». Elegguá porte aussi 21 noms (caminos) dont :

Caminos
  • Elegguá Abaile, qui reçoit les ebbós (acte d'offrande, de sacrifice ou de purification se préparant à base de plantes, d'animaux ou de fruits), les interprète et les transmet au destinataire. Il est messager et intermédiaire des maisons d'Osha. Il aide dans la maison d'Osha ;
  • Elegguá Afrá, l'Elegguá de Babalú Ayé qui sont invoqués ensemble. Il vit dans les hopitaux, aidant Asojuano à lutter contre les maladies, en particulier celles contagieuses dont la rougeole et la variole. Pour cette raison, on l'appelle aussi "El niño de las enfermedades contagiosas infantiles" ("l'enfant des maladies contagieuses infantiles"). Cet Elegguá vit sur une pierre poreuse (pierre ponce) et possède, en plus de la charge qui lui incombe, un secret qui le rend plus apte à aider. Il ne boit ni eau de vie de sucre à canne ni vin de palme mais plutôt du vin rouge. Il vient des terres ararás. On représente cet Elegguá sifflant dans les rues désertes. Son collier est composé de perles noires et blanches. Les attributs d'Elegguá Afrá sont une canne de vieillard et un mortier avec lequel il prépare les remèdes. Cet Elegguá se cache le visage. Il ne faut donc pas le regarder en face. Un de ses patakís raconte que c'est lui qui aida Babalú Ayé quand il était malade. Il lui trouva des chiens de compagnie avec Oggún, des béquilles avec Osaín et le pardon d'Olofin avec Changó. C'est le compagnon d'Eshú Malenú ;
  • Elegguá Agbanukué, Elegguá Agbanukue, Elegguá Abanukué, Elegguá Abanukue, Elegguá Agbanuké, Elegguá Agbanuke, Eshú Abanunkue, Elegguá Abanulue, Elegguá Agbaniké ou Elegguá Abainukue, qui est le gardien des ilés (maisons) en terre arará. Il aveugle tout ceux qui vont aux ilés de Osha avec de mauvaises intentions, leur apportant ainsi une grande aide. On dit que c'est, avec Eshú Bara Kikeño et Eshú Alaroye, le meilleur allié des babalawos (prêtres dans la santería). Comme les Eshús cités, il porte une flèche qui orne son front. C'est la commère des babalawos car il leurs raconte tout ce qu'il voit et entend dans l'ilé. C'est l'Eshú de la clairvoyance au travers duquel Orunmilá possède cette capacité. Il est le messie d'Ifá et le prince des Eshú puisqu'il détient et connaît les secrets du bien et du mal. Elegguá Agbanukué doit toujours vivre dans la partie est de l'ilé, posé près de la porte de la maison qui se trouve à l'est. Il vit dans une marmite en terre ;
  • Elegguá Akéru, qui est le messager qui vient et apporte les messages. Il vient des terres arará ;
  • Elegguá Agongo Ogo, qui se déplace avec son gourdin plein de nœuds qui lui sert pour attaquer et se défendre. Il sert à attaquer ses adversaires et se protéger de ses ennemis ;
  • Elegguá Akesan qui fait parti du royaume d'Oyó ;
  • Elegguá Alá Lé Ilú, tire honorifique que porte Elegguá dans les villes et villages. Il est âgé et devin (awó) de haut rang ;
  • Elegguá Alá Lu Banshé, Elegguá Alá Lu Banché ou Elegguá Alalúbanse, qui est l'Elegguá qui régie les destins. Il règne et domine tout ce qu'il est planifié d'être fait, pour toutes les situations qui peuvent arriver et toutes les conséquences qui peuvent en découler. Ceci pour les hommes mais aussi pour tous les Orishas. Elegguá Alá Lu Banshé possède l'ashé d'Oloddumare (sorte de force, de domaine de pouvoir, qui permet d'influencer ce qui va se passer) pour arranger ou aggraver les choses. Pour cette raison, il est invoqué et chaleureusement accueilli dans toutes les cérémonies. Comme il est très changeant, il est difficile de comprendre ses décisions dans de nombreuses situations. C'est lui qui nous ouvre les chemins et nous aide à obtenir une vie meilleure mais il peut aussi fermer ces chemins s'il pense qu'ils vont nous mener vers des directions non prévues par notre ori (concept métaphysique qui représente le destin spirituel d'une personne). Il analyse toutes les situations et nous ouvre les chemins qui lui semblent nous convenir le mieux. Sans lui, il n'est pas possible de faire le premier pas pour atteindre ses objectifs. Il nous accompagne également lors du dernier pas qui nous mène à la réussite de nos œuvres. Il aime qu'on tienne compte de son avis et que ses conseils avisés soient requis. On lui donne des pommes, des goyaves et des sucreries aigres-douces en offrande. Il préfère la nourriture épicée. Il apprécie aussi l'eau de vie de sucre à canne et fume le cigare. Il doit étre présent pour tout ebbó. Les "fils" d'Elegguá Ala Lu Banshé réussissent toujours s'ils suivent ses conseils avisés et acceptent son aide. Il conseille autant les iyaloshas que les babaloshas ou les babalawos dans leurs actes religieux ;
  • Elegguá Alaroye Akokelebiyú qui est considéré comme étant un enfant très espiègle et rebelle. Il aime faire des plaisanteries de mauvais goût. Il a très mauvais caractère et n'oublie pas facilement les affronts qu'on peut lui faire. Il est dit que quand il se fâche contre le maître de maison, il provoque la venue de la police ;
  • Elegguá Añanki qui est la mère de tous les Elegguás. Elle est très aguerrie. Elle vit dans les bois et en connaît tous les recoins. Elle se déplace dans un tourbillon. Elle soigne grâce aux ewes. Quand elle s'énerve, elle est aussi violente qu'une tempête. Elle symbolise la victoire et la fermeté. Elle représente aussi la solitude, la tristesse et la dépression. Elle domine les déserts et les lieux désertés ;
  • Elegguá Awó Bara, devin des terres Oyó. Il est un gardien de la maison des babalawos. C'est le socle, l'affirmation de l'Ifá (système de croyance de la santería) ;
  • Elegguá Elufé, Eshú Eluufe ou Elegguá Elefe qui est l'un des plus vieux qui existent, ce qui en fait un Elegguá très sage. Il ne vit jamais dans la maison mais retiré dans le patio au plus loin de l'odeur des femmes car il n'en a jamais eu. Il est kanchila (ses testicules tombent jusqu'à ses genoux). Face à lui, il faut se conduire avec dévotion et respect. Comme il est très puritain, il ne faut ni agir de manière malhonnête ni proférer de mauvaises paroles en sa présence. Son visage se sculpte dans une pierre grossière qui représente sa tête. On lui ajouter un large cou ou une base solide qui le maintient fièrement vertical dans de la terre argile. On le lave avec de l'omiero composé de abrecamino, paraíso, pata de gallina, yerba fina, helecho macho, mejorana, mastuerzo, romerillo, ítamo real, meloncillo, piñón criollo, albahaca mondonguera, grama de caballo, espartillo, curujey, jagüey, yerba mora, guanina ou yerba hedionda, lengua de vaca, cardo santo et yamao. On lui offre du tabac à rouler ;
  • Elegguá Barakikeñerí ou Elegguá Barbakikeñerí ;
  • Elegguá Bara Ala Asuayo, Elegguá Bara Ala Asuayó ou Elegguá Bara Lasuayo, maître de la porte ou de l'entrée des ilés (maisons) ;
  • Elegguá Aggó Meyó ou Elegguá Agomeyo, qui vient des terres d'Oyó. C'est un gardien efficace contre les pièges et les tromperies ;
  • Elegguá Biawooná, image d'Elegguá faite en bois ;
  • Elegguá Eborikeke, qui est un enfant ;
  • Elegguá Agüere Kikeño , Elegguá Egbére Kikeño , Elegguá Agüere Kinkeñe, Elegguá Egbére Kinkeñe ou Elegguá Ebere kikeño, qui est un enfant, tout petit mais détestable ("egbé" signifie "tourbillon"). Il sort la nuit et vagabonde dans la montagne ;
  • Elegguá Banqueó ;
  • Elegguá Bilisí ;
  • Elegguá Agbanilegbe, Elegguá Aguanilebe ou Elegguá Agbanilé, intermédiaire et messager qui aide beaucoup dans Ocha. Il est principalement en charge des fonctions de nettoyage et de transport des ebbó (acte d'offrande, de sacrifice ou de purification se préparant à base de plantes, d'animaux ou de fruits) ;
  • Elegguá Oro, le messager divin qui maîtrise les mots et la communication verbale ;
  • Elegguá Agatigaga ;
  • Elegguá Kinkeyé, qui est un enfant ;
  • Elegguá Opin qui détermine les limites de l'espace ;
  • Elegguá Aberikikeño ;
  • Elegguá Abalónke.

Dans le Palo, on le nomme Mañunga, Lubaniba ou Nkuyu. En langue fon, il porte le nom de Legba ou Legbara. À Haïti, on l’appelle Papa Legba.

Les « fils » d’Elegguá sont intelligents et habiles mais roublards et sans scrupule. Ils sont volubiles mais aussi bonimenteurs. Ils peuvent vendre l’impossible si on les laisse parler. Ils sont peu casaniers et préfèrent déambuler dans la rue. Ils sont coureurs de jupons. Ils ont un fort penchant pour la corruption, l’arnaque, l’escroquerie et les intrigues politiques, ce qui leur garantit succès dans la vie.

Le couple Elegguá/Eshú

Eshú, Eshu, Echu, Esu ou Bará forme, comme nous le verrons par la suite, un couple inséparable avec Elegguá. De par leurs fortes similitudes, ces 2 êtres supérieurs font l’objet d’innombrables controverses qui expliquent qu’Eshú soit présenté en même temps qu’Elegguá.

Pour commencer, tout le monde ne considère pas Eshú comme un Orisha :

  • il est parfois considéré comme un Irunmole (énergie ayant servi à la création de l’Univers et du système solaire) ;
  • certains pensent qu’Eshú désigne une famille d’esprits ou énergies dont Èsú Elègbará ne serait qu’un membre ;
  • d’autres estiment qu’il est un Orisha majeur, 4ème du groupe des Orishas guerreros (Orisha Oddé ou Ibori) avec Elegguá, Oggún, Ochosi et Osun.

Son positionnement par rapport à Elegguá est aussi source de débats. Commençons par ceux qui pensent qu’Eshú et Elegguá sont le même Orisha. Dans cette conception, ils sont décrits de diverses manières qui ne s’excluent pas forcément toutes entre elles :

  • Eshú/Elegguá représente la notion d’équilibre dans la dualité (lumière/obscurité, vie/mort, jour/nuit). Il peut être bienveillant quand cela est nécessaire mais aussi punir ceux qui se conduisent mal. Par simplicité de compréhension, Elegguá a progressivement été rattaché au côté positif de cet équilibre et Eshú à son côté négatif et sombre. Eshú, qui est certes la personnalité sévère d’Elegguá, représente par extension les problèmes et maux qui nous entourent et le malheur qui nous touche. Eshú amène le chaos pour que des mesures soient prises et l’équilibre trouvé. Elegguá vit derrière la porte d’entrée des foyers (limite entre le monde intérieur qui représente la sécurité et le monde extérieur qui symbolise le danger) pour protège la maison et éviter qu’Eshú, qui vagabonde dans les rues, entre et apporte les problèmes. Eshú est donc craint par beaucoup et souvent même associé au Diable bien que cette vision du bien et du mal n’appartienne pas sous cette forme à la culture Yoruba ;
  • Elegguá serait une force domestiquée, un Eshú socialisé, avec qui les prêtres d’Ocha peuvent travailler et que les pratiquants peuvent recevoir alors qu’Eshú est réservé aux prêtres d’Ifá. Elegguá possède alors les 21 caminos quand Eshú en a 256 (un par odu). Malgré cette distinction, ils possèdent des caminos communs. Par conséquent, Elegguá parle par le diloggún alors qu’Eshú ne le peut pas. L’Elegguá d’Ocha est préparé et travaillé d’une manière différente de l’Eshú d’Ifá.

Continuons avec ceux qui estiment que ce sont des êtres supérieures distincts, surtout quand ils considèrent qu’Elegguá est un Orisha et Eshú non. Voici quelques définitions que l’on trouve souvent :

  • Eshú est l’énergie quand Elegguá est la matière. Elegguá est l’Orisha et Eshú sont ses caminos ;
  • Eshú était là avant la création de l’univers, quand Elegguá n’avait pas encore été créé par Olodumare. Il est la première particule de vie créée par Olodumare ;
  • parmi les 400+1 Orishas, Elegguá est compté dans les 400 alors qu’Eshú représente ce « +1 » qui assure l’équilibre du monde ;
  • la majorité des Orishas qui furent envoyés pour créer la Terre et l’humanité par Olodumare furent chacun accompagné par un Eshú propre ;
  • Eshú ne prend pas possession des croyants.

Au-delà de tout les discussions que peuvent générer Eshú et Elegguá, ces 2 êtres supérieurs sont indissociables. Ils représentent le mouvement perpétuel et l’éternelle opposition entre le positif et le négatif, l’un ne pouvant se définir sans l’autre : le bien n’existe pas sans le mal, la sécurité sans le danger ou le calme sans l’inquiétude.

On dit qu’Eshu, dont le nom vient du mot yoruba « èsù » qui signifie « sphère », porte 201 ou 256 noms (caminos) de :

Caminos
  • Eshú Achi Kuelú, qui est âgé et frêle. Esprit de la Terre, il vit dans les trous et les tunnels sous les carrefours ou croisements de routes. Les minéraux, en particulier l'or, lui appartiennent. Il mange des piegons. Il vient d'Ojuani et se travaille dans Ifá ;
  • Eshú Afrodí, Eshú Afrodi ou Eshú Afradi, l'assistant d'Ifá qui vient des terres ararás. Ils possèdent 24 caminos donc on le décore de 24 cauris répartis en 3 files. Il est représenté par une piramide dont on couronne le sommet. Seuls les hommes ont accès à son culte ;
  • Eshú Agroí, Eshú Agroi ou Eshú Agroiele, l'assistant d'Ifá qui vient des terres ararás. Ils possèdent 24 caminos donc on le décore de 24 cauris répartis en 3 files. Il est représenté par une piramide dont on couronne le sommet. Seuls les hommes ont accès à son culte. Comme sa description est la même que celle d'Eshú Afrodí, ils sont parfois considérés comme la même divinité ;
  • Eshú Abalonke, Eshú Agbalonké ou Eshú Agbálonké, adulte très puissant dont les punitions utilisent le feu. Parfois appelé "Eshú de la muerte" ("Eshú de la mort"), il guide l'âme des récents défunts à ara onú. Il vit dans une calebasse (acara) que l'on prépare en retirant l'intérieur qu'on laisse sécher. On y introduit ensuite Eshú Abalonke dont les principaux attributs sont 3 langues d'akukó (coqs) ;
  • Eshú Aberu ou Eshú Agberú, épouse d'Eshú, qui reçoit les sacrifices ;
  • Eshú Agbobamaleki, Eshú Agbobara Meleki, Eshú Agbó Bará ou Eshú Awobara, le tricheur que tout le monde écoute ;
  • Eshú Aganika ou Eshú Agganiká, être malveillant, vindicatif et très dangereux. Quand il s'énerve, il fait venir la police. Il monte à cheval et brandit une machette ;
  • Eshú Agongo Olo Onya ou Eshú Agongo Oló Oña, maître des chemins, qui vit sur le bord des routes ;
  • Eshú Ekileyo ou Eshú Akileyo, originaire d'Oyó. Petit agitateur belliqueux, il est le plus espiègle et turbulent ;
  • Eshú Akokolebiye, Eshú Akokoleriyu, Eshú Akokoriye, Eshú Akokorobiya, Eshú Akokoyebiye, Eshú Okokoyé Biyé, Eshú Okokoyebiye ou Eshú Akokoriye, né en terres d'Oyó mais élevé en terres minas parce que sa mère Oyó le rejeta. C'est un adulte qui aime jouer avec des toupies et des billes. Agité, drôle et joueur, il est toujours prêt à faire des espiègleries. Il protège contre la dépression et la tristesse et aime la musique et les jeux. Il joue avec les Ibeyis et les invite aux fêtes pour lui ou pour les autres dans lesquelles ils sont invités d'honneur. Il aime monter à cheval. Il accompagne Changó où qu'il aille. Il mange des petites boules de gombo avec de la farine de maïs, des bombons aux fruits et du vin doux. Il n'aime pas le tabac pur donc on lui offre des cigares. Il vit en face de la maison ou dans un trône qui comprend des herbes fines ou de la grama de caballo. On lui offre de nombreux jouets comme des toupies, des balles, des billes ou des petits soldats. Il est associé au santo niño de la alegria ;
  • Eshú Alá Akomako, Eshú Mako ou Eshú Meko qui aime cacher les choses par méchanceté. Il préfère qu'on lui offre des choses qui ont été volées pour souligner son caractère de bon voleur. Il punit par le feu ;
  • Eshú Alayikí, Eshú Alá Ayikí, Eshú Bara Aláyiki Agagá, Eshú Bara Layiki ou Eshu Baralajiki dont le nom comprend le mot "ayiki" ou "aláyiki" qui caractérise son côté glouton. Il vient des terres d'Oyó. Il est un enfant révolté qui aime la danse et la fête et adore l'otí (eau-de-vie de canne à sucre). Il doit toujours avoir une bouteille d'otí et de la nourriture à ses côtés. Il représente l'inespéré mais aussi la tromperie et la trahison. Il écoute toujours nos demandes mais on ne sait jamais comment il va y répondre. On l'invoque pour que les festivités soient heureuses et pleines de bonheur ;
  • Eshú Alagbóna, Eshú Alágbana, Eshú Alagbana, Eshú Alawana, Eshú Alágbawánna, Eshú Alagbawana, Eshú Lagwana, Eshú Alagwana, Eshú Bára Alágwana, Eshú Obanigwana ou Eshú Obanigwan qui est le chef des Egungun (ancêtres de sa famille ou de son lignage) qu'il dirige avec un fouet. C'est le plus petit des Eshú mais l'un des plus forts. Il représente l'infortune et la désespérance. Il punit les moqueurs, les impies et les irresponsables. Il produit toute sorte de malheurs, sinistres, maladies, peines, échecs et peut mener au suicide par le feu. Les accidents sont le résultat de sa malveillance. Il habite seul dans les endroits obscurs et inhospitaliers des forêts ou de la savane. Il aime se promener et s'arrêter à la croisée des chemins où il tue par le feu ou avec un couteau et provoque des hémorragie fatales. Il a un lien fort avec les Eggúns, les Iwin, Oyiyi Okú et la sorcellerie. Il est le maître de tout type de chaînes, du garabato en goyavier, d'une figurine de cèdre qui vit et mange avec lui et du arikú bambaya ou ariku bambaya (aussi connu comme palo de Eggun) qui sont ses attributs. Il accompagne Oggún. Quand on travaille avec lui, on le pose sur le sol, sur une carapace de tortue. Cet Eshú, adulte solitaire, aida Babalú Ayé quand il fut punit par Obbatalá. Il lui donna 2 chiens ;
  • Eshú Alakétu ou Eshú Alaketu, qui vit à la périphérie de la ville de Ketu en Afrique, lieu où il est fortement vénéré et dont il fut roi. Il est sage et peut apporter la fortune à une ville. Il représente la sensualité, la sexualité, l'amour mais aussi la dégénérescence physique et morale. Son collier est composé de perles noires et blanches. Il est fortement associé à Ochún ;
  • Eshú Alaroyé, Eshú Laroye ou Eshú Laroyé qui est l'un des caminos les plus jeunes bien que guerrier. Il est le gardien des enfants, des mendiants et des enfants de la rue orphelins ou désemparés. Il vit derrière la porte d'entrée de la maison, dans une casserole en terre. Pour cela, il voit et sait tout, pouvant ainsi avertir des maladies et dangers. Il protège la maison. Il aime les sucreries et autres cochonneries. Il aime jouer, danser, fumer et boire de l'oti chequeté (eau-de-vie de maïs). Il apprécie recevoir de l'argent (en monnaie ou en escargots) et aide efficacement en cas de problèmes d'argent et dans les affaires (il peut tout faire perdre comme tout faire gagner). Il est moqueur, malicieux, glouton et mal élevé bien qu'il soit un grand sage. Il faut toujours garder un œil sur lui car il peut à tout moment jouer un tour. Eshú Alaroyé est le messager et protecteur d'Ochún et accompagne souvent Oggún et Ochosi. On le rencontre au bord des rivières. On le représente par une pierre poreuse. Comme Elegguá Agbanukué et Eshú Bara Kikeño, il est représenté avec un flèche dans le front. Pour l'apaiser, il faut le nommer Alaroyé ("grand parleur") ou Alá Aroye ("maître des disputes et des discordes") car cela le perturbe. C'est l'Eshú qui parle le plus. Il mange des coqs, de l'agouti et des souris. On lui offre des petites boules de maïs au miel et de la goyave. Dans un de ses caminos, on le dit fils d'Oyá qui l'abandonna d'où son nom "laroye" bien que certains disent qu'il signifie "celui qui parle". Après cet abandon, il se réfugia près des portes des maisons avant de vivre au bord des rivières avec Ochún. Parmi ses attributs, on peut citer une petite calebasse contenant de l'eau, un bâton fait de bois de goyavier, une petite casserolle remplie d'argent et de bonbons et 3 machettes avec lesquelles il défend la porte de la maison où il vit ;
  • Eshú Alaroyé Kío, Eshú Alaroyé Inkío ou Eshú Alaroyé Kié qui n'a qu'une jambe et les danseurs, pour lui rendre hommage, dansent sur un pied et tournent sur eux-même ;
  • Eshú Alaaru qui est un messager ;
  • Eshú Alimu ou Eshú Alimú, qui vient des terres ararás et travaille avec Babalú Ayé ;
  • Eshú Alona, Eshú Aloma ou Eshú Alonná qui est énigmatique. Il frappe par le feu et maintient une étroite relation avec les morts ;
  • Eshú Alusi qui est malveillant et occasionne des malheurs et des drames ;
  • Eshú Añagui, Eshú Añabi ou Eshú Añaquil qui possède 3 caminos. Dans le premier, il apparaît avec 2 visages. Dieu de la sagesse, il vit dans une noix de coco. Il assure la prospérité et la fertilité car il contrôle la renouveau de la vie. Il est le père d'Elegguá avec Eshú Alayi Ibere Yeyé. Il mange des pigeons. Dans le second, elle se manifeste comme la mère d'Elegguá car on raconte qu'elle aurait eu un enfant avec Eshú Okú Boró. Habituée à la guerre, sa furie est tempétueuse quand elle se met en colère. Elle symbolise la victoire et la force. Elle est si petite qu'elle se déplace dans les tourbillons. Elle sait soigner avec les plantes. Elle vit dans les forêts mais surveille l'entrée de la savanne comme Aña Bí Ladé. Elle porte 5 cauris lavés à l'omiero (liquide rituel à base de plante notamment utilisé comme agent purificateur). Dans le troisième, il est le père de tous les Eshú car on dit qu'il fut coupé en 200 bouts par Orunmilá Ni Agbomiregún qui donnèrent naissance à tous ces Eshú. De par sa position hiérarchique, il gouverne, organise et distribue les fonctions aux autres Eshú. On le nomme Eshú Ñanguí ou Eshú Yangí ;
  • Eshú Araidi ou Eshú Ara Idi qui travaille avec Ochún et est en relation avec les Ibeyis ;
  • Eshú Arailele, Eshú Araí Lele, Eshú Araelele ou Eshú Araí Loli qui est toujours en train de marcher. Quand il prend la forme d'une chien errant, il est curieux et redoutablement bouleversant ;
  • Eshú Arayeyí, Eshú Arayeyi, Eshú Arareyí ou Eshú Aroyeyi, gardien de la porte d'entrée du château d'Olofin. Il reste près de l'entrée et il faut d'abord qu'il laisse passer pour avoir accès à celui-ci. Protecteur d'Ochún, il vit à l'entrée des maisons. Il la surveille sans faille à moins qu'on le néglige ;
  • Eshú Arere Obí Oké qui se syncrétise avec l'enfant Jésus de Nazareth que Saint Antoine de Padoue tient dans ses bras. Il est arere (titre de grand honneur), il est le pouvoir, il est le fils de Dieu et le messager d'Oloddumare. Depuis les dessous de la montagne sacrée (oké), il guide et réalise des divinations pour l'humanité ;
  • Eshú Aridiyí qui, quand il apparaît, produit terreur et effroi ;
  • Eshú Aroni, Eshú Ayé Bele Bure ou Eshú Ayé Burele qui est soigneur et mage bien que très violent. Il règne sur les forêts où il pratique la médecine et connaît tous les secrets d'Ossaín. Parmi ses fonctions, il donne le feu à Oggún. On le décrit comme un nain avec une tête de chien, une seule jambe, un bras unique et une longue queue poilue qui se termine par une boule. On dit qu'il enseigne aux personnes courageuses la magie et le pouvoir des plantes et qu'il leur donne un poil de sa queue comme preuve de cette transmission de savoir. IL inspire aux autre personnes. Il a 100 cauris ;
  • Eshú Ayeru, messager et gardien d'Ifá qui travaille en étroite relation avec les babalawos et leur garantit leurs travaux ;
  • Eshú Ayé, qui travaille avec Olokun. Il marche sur les bords de mer. Il est représenté par la coquille de conque qui vit dans les eaux salées, accompagnée de Yemayá. Cet Eshú sait tout ce que l'on souhaite ;
  • Eshú Baraiñé ou Eshú Okú Bara Iñé, adulte très lié à Eshú Bi. Il accompagne Changó ;
  • Eshú Barakeño, Eshú Barokeño ou Eshú Bara Kinkeño, malicieux, il est le plus petit des Eshú. Tout le boulverse. Il habite dans les marécages et se cache dans les buissons ;
  • Eshú Baralayikú, Eshú Baralasikú ou Eshú Baralajikú, des terres Oyó. Il participe au déplacement des corps avec Babalú Ayé. Il est aussi portier pour Orunmilá. Il vit à l'entrée des maisons. Si on ne s'occupe pas bien de lui, il empêche la chance et entraîne les incidents et les tragédies ;
  • Eshú Baralanugbé ou Eshú Baralanube, solitaire et craint, il punit par le feu. Il travaille avec l'aube et les étoiles ;
  • Eshú Barakikeño, Eshú Gúaga Barakikeño ou Eshú Obarakikeño, enfant perfide dont l'action entraîne des dommages ;
  • Eshú Ba Ti Eyé, Eshú Batiyé, Eshú Batieye, Eshú Batieyé, Eshú Batiele, Eshú Batioye ou Eshú Batiye qui n'accepte pas les obstacles et arrive à surmonter les maux par tous les moyens ;
  • Eshú Beddún Bela qui a 2 têtes, l'une blanche et l'autre noire comme le jour et la nuit ;
  • Eshú Beleke, Eshú Beleké, Eshú Belenké ou Eshú Bereké, qui vient des terres lukumí. Il est malicieux, menteur et se mauvaise langue. Il se mêle de tout et devient dangereux quand il est en colère. Bien qu'il soit habile et excellent garde, il ne faut pas l'avoir dans une maison où il y a des enfants. Il connaît très bien les herbes et les remèdes. Il aime dancer et apporte bonne fortune à ceux qui en manque ;
  • Eshú Bí, Eshú Bi, Eshú Birí ou Eshú Biri, enfant querelleur et méchant que l'on appelle "le roi des méchancetés". Il est le chef des jimaguas (jumeaux) et devient intraitable quand il s'agit de les protéger. Il aime les méfaits et provoque tout type d'accidents, surtout à l'angle des rues. Il voit les problèmes et en trouve les solutions. Il vit dans les marais ou dans les chemins surlequels il marche sans arrêt. C'est le frère d'Acongoriye qui est la pierre des montages ;
  • Eshú Biribí ;
  • Eshú Emere, qui vit tapissé de perles et escargots ;
  • Eshú Esherike, Eshú Esheriké ou Eshú Esheniké, ami d'Ossaín. Il fume une pipe enrobée de plantes aromatiques ;
  • Eshú Edugbele ;
  • Eshú Ebelukeño ou Eshú Abelugueño ;
  • Eshú De ;
  • Eshú Diki ou Eshú Deke, qui aide à sceller les amitiés. Il unit les personnes de sorte qu'elles se comportent bien à l'égard des autres. Il anime fêtes et banquets. Il est attiré par les réunions sociales de tout type. Son côté négatif peut transformer une réunion en disputes et scandales ;
  • Eshú Bikuyin ;
  • Eshú Dare, messager qui transmet les bénédictions d'Oloddumare ;
  • Eshú Bode ou Eshú Bogde, qui est un gardien qui accompagne les Egguns. On le fabrique sur un miroir enrobé de toile blanche et noire polie par du ciment. On lui offre 3 couteaux et des escargots ;
  • Eshú Borokú ;
  • Eshú Okuanda, Eshú Okuando ou Eshú Okuande, qui vit dans les poubelle et se nourrit de restes et des ebbos ;
  • Eshú Okuboro ou Eshú Akuoro ;
  • Eshú Olanki ;
  • Eshú Onibarakeña ou Eshú Onibara Kena ;
  • Eshú Oniburu ou Eshú Onibure ;
  • Eshú Oni Oshosi ;
  • Eshú Onini Buruku ;
  • Eshú Oroigi ou Eshú Oroiki ;
  • Eshú Osiká ;
  • Eshú Osukakugbo ou Eshú Osakakungmo ;
  • Eshú Owó ou Eshú Owo, qui garde toutes les richesses du monde. Il faut le rendre heureux pour que son foyer connaisse l'abondance. En s'occupant correctement de lui, on ne peut manquer d'argent ;
  • Eshú Bragada ;
  • Eshú Suayu ;
  • Eshú Tolabí ;
  • Eshú Unyolo ou Eshú Ungolo ;
  • Eshú Bibakikeño ou Eshú Kikañaó qui travaille avec Orunmilá et Ochosi. Il a une flèche dans le front ;
  • Eshú Chiguidí ou Eshú Chugudú punit en provoquant des cauchemars. On fait appel à lui pour garder jalousement ses biens, par exemple des commerçants ou des personnes aisées pour conserver leurs richesses ou leurs trésors. Pour cela, un trou doit être formé dans le sol et le sang d'un sacrifice doit y couler. Ensuite, le creux est recouvert d'un cône en argile rouge devant lequel est placé un plat ou une casserole qui va régulièrement recevoir des offrandes et des sacrifices. Toute personne qui pille ce lieu sera tuée, il est très vindicatif. On le représente par un cône fait de terre argile et décoré de cauris. Il est décrit avec une large poitrine et une petite tête à la figure grotesque. Il tue ses victimes en leur comprimant le thorax, les étouffant avec leurs propres genoux durant la nuit. Lorsqu'on lui demande de réaliser quelque chose, il faut rester éveillé le temps qu'il revienne. Si l'on s'est endormi, il n'hésitera pas à nous tuer. Il travaille avec Ifá ;
  • Eshú Chikua Bú ou Eshú Achikuagbú dont on dit qu'il termina la création du monde et qu'il en est le prince. Il mange des chiens. Pour l'appeler, on fait siffler l'oro (poisson en bois muni d'un cordon pour le faire tournoyer dans l'air). Il est originaire des terres Oyó ;
  • Eshú Chinkí, qui est l'Eshú le plus rapide ;
  • Eshú Agbadé, qui protège contre les Eggúns (esprit des morts) et Ikú (divinité de la mort). Il vit avec Obbatalá. Ses ewes principales sont Peregún et Atiponlá ;
  • Eshú Daguese, représenté par un escargot cobo (strombus gigas) ;
  • Eshú Ijelú, chargé des tambours et de la musique en général. Par la musique, les hommes expriment leurs sentiments, leurs joies, leurs tristesses, libèrent leurs tensions et parviennent à communiquer avec les divinités. Cet enfant espiègle et joueur aime danser. Ses offrandes, dont des sucreries au miel et des jouets se font au bord des eaux ;
  • Eshú Eboríkeke qui est un Elegguá enfant ;
  • Eshú Egbayilá, celui qui sauve. Sa charge magique contient 9 types de métaux : or, argent ou platine, cuivre, fer, étain, plomb, zinc, aluminium et mercure. Elle peut aussi être composée de beurre de serpent, d'huile de palme, d'une aiguille, de 4 épingles, de sable et d'eau de fleuve et de mer, de terre de cimetière et de champs, de fragments de végétaux (palos vencedor, amansaguapo, abrecaminos, siguaraya, espantamuerto, tumbatumba et yo-puedo-más-que-tú), de coquilles, de grains de maïs grillés, d'agouti (jutía), de poisson, de bœuf, de chèvre, d'oiseau, de griffes de coqs ou de poudre rouge ;
  • Eshú Elú, Eshú Eluama, Eshú Elúasama ou Eshú Eluasama, sorcier que l'on ne consulte que pour apporter le mal. On le garde hors de vue sous un moule conique en terre argile (forme des anciens pains de sucre modelés dans les ingenios). On le prépare avec de la yerba pastillo, du poisson fumé, une queue de scorpion, une tête de serpent, de la terre venant d'un chemin ou d'une grotte et 21 bibijaguas. On ne le regarde que pour lui donner à manger ;
  • Eshú Ekileyo, qui vient des terres d'Oyó et rejoint les terres d'Ifé. Très sage, il est un grand devin qui protège les personnes qui cherchent le savoir. Il porte des têtes de chouette, de serpent, de souris et de tortue, des dents de chèvres et de chien, un œil de coq, des plumes de vautours, 3 coraux, de l'oxyde de fer, une pièce de monnaie en argent, des copaux d'or, de la coco (kola ou obí), de l'eau-de-vie, du miel et de la terre noire et de la terre rouge ;
  • Eshú Eré, que l'on représente par une statuette en bois ou en terre argile. Il a 2 visages ;
  • Eshú Echeniké Echeriké, compagnon d'Ossaín qui fume dans une pipe enrobée d'herbes aromatiques ;
  • Eshú Esi Iléñi qui vit à l'entrée des ilés (maisons). Tous les maux lui apartiennent ;
  • Eshú Ewé qui est un Eshú de la savanne, voisin des montagnes d'Oggún. Il est très âgé et vit dans les champs et son okutá (pièce) comme sa figurine sont de grande taille ;
  • Eshú Guiriyelú qui est à la tête du monde et il est la vie des peuples. On lui confectionne un güiro (calebasse) avec des palo de aroma. Il mange des pigeons mais on ne doit lui en donner qu'un qui est équivalente aux 100 qu'Olofin sacrifia. L'ensemble des 100 pigeons ne s'offrent qu'en cas de maladie ou circonstances graves. On dit qu'au début, avant la création de l'Univers, Olofin rassembla tous les sages des cieux pour l'aider à la création de la vie et à la création des peuples. Chacun craingnit un obstacle ou un problème qui rendrait la tâche compliquée et ensemble ils se convinquirent que c'était impossible. À ce moment, apparut Eshú Guiriyelú qui dit à Olofin : "pour parvenir à cette œuvre grandiose, il est nécessaire de sacrifier 100 pigeons en ebbó. Avec leur sang, les diverses anomalies qui perturbent votre volonté seront purifiées en esprits bienveillants". Olofin frissona à cette idée car la vie du pigeon est très liée à la sienne et à celle d'Oloddumare. Mais, pour le bien de ses enfants, il décida de les sacrifier. Ce fut la première fois que ces animaux furent utiliser pour un sacrifice. Eshú Guiriyelú guida Olofin pour mettre le sang partout où il fallait purifier et l'œuvre fut réalisée. Olofin convoqua Eshú Guiriyelú pour le remercier de son aide et le bénit à jamais. Il lui indiqua qu'il serait toujours reconnu ;
  • Eshú Añaki Olokun ou Eshú Añagui Olokun, qui est le premier des caminos d'Añaki. Il est le maître de la sagesse et régit les sentiments incompris et profonds. Il a le pouvoir de renouveler la vie et il est le messager direct d'Olokun. Pour ses festivités, très spéciales qui durent 21 jours, on utilise un tambour appelé añaki ilu. Il vit sur un récif de corail décoré de 101 cauris. On le représente avec 2 visages. Sa charge magique est composée d'une pierre que l'on doit chercher le plus profond possible dans la mer, du sable du fond de mer et des graines d'omo oloyu. On ne peut pas le regarder donc on le reçoit avec un masque. Son collier comprend des perles rouges, blanches couleur savon et bleues couleur eau. On peut aussi le décorer de corail. On dit que dans ce camino, c'est un Eshú féminin ;
  • Eshú Alufama, qui est l'Eshú du mariage. Il représente la relation ou l'union dans un couple. Il veille pour la relation soit stable et ne se rompe pas par la magie ou la sorcellerie. On le prépare avec du curujey (plante parasite qui vit collée à l'écorce des arbres qui absorbe tout type de maux). On le reçoit quand on a la preuve que l'union est menacé par un acte magique ;
  • Eshú Imalé ou Eshú Malé qui montra à Orunmilá, accompagné de moedun (un singe), le palmier qui pousse dans le jardin d'Orungán et produit les obí kola (graines ou noix de divination) ;
  • Eshú Iná qui travaille avec les chandelles ;
  • Eshú Iyelú dont l'origine est Lukumí arufá. Il travaille avec le feu et avec les maladies pour produire le mal ;
  • Eshú Kakará que l'on prépare avec un escargot ou un coquillage marin ;
  • Eshú Kakugbó ou Eshú Kakugwó qui vient des terres d'Oyó. Il vit en bord de mer et travaille avec le sable ;
  • Eshú Oló Kako Alagadá que l'on surnomme "celui qui renverse la chance" car c'est un embrouilleur ;
  • Eshú Ka Olóya, Eshú Koloya ou Eshú Ilé-Olóya, gardien des places et marchés et protecteur des commerçants ;
  • Eshú Keneno ou Eshú Kekeno, des terres ararás, qui travaille avec Babalú Ayé ;
  • Eshú Obayila ou Eshú Abatila ;
  • Eshú Oddara ;
  • Eshú Okán ;
  • Eshú Ofún Meyiyí ;
  • Eshú Ogunilobe ou Eshú Ogunnilewo ;
  • Eshú Obasin Layé ou Eshú Abasinlaye, qui connaît parfaitement toutes les techniques pour être un bon leader et gouverneur. Il est un grand politique et homme d'état. Il accompagna Orunmilá quand il créa les plantes de l'igbodún afin que les maisons soient consacrées et prêtes pour le travail des oluwos et babalawos. On le représente par une casserole en terre avec des livres juridiques et parfois une statue qui représente la Justice. On le reçoit en haut d'une colline à midi. On lui offre des crevettes et des bananes frites recouverte de miel ou de sucre. Son eleke est composé de perles rouges et blanches séparées par des perles noires ;
  • Eshú Koima Koima ou Eshú Koiña Koiña ;
  • Eshú Keti, des terres ararás, qui travaille avec Babalú Ayé ;
  • Eshú Lodé ou Eshú Bara Lodé, vagabond qui vit à l'extérieur de la maison, dans les rues. Il erre sur les chemins, vêtu de haillons. De temps en temps, il se rend dans les montagnes pour chasser car ce fut son rôle quand il descendit sur Terre. Il est sorcier. Ses offrandes sont placées à la croisée des chemins ou en extérieur. On le garde dans une petite maison dans le patio ou autre part hors de la maison mais aussi au bord d'un chemin. Il est inséparable des autres guerriers que sont Oggún et Ochosi. Il n'accepte pas les femmes. On lui offre des pipes de tabac ou 7 bâtons en bois. Il n'accepte pas l'alcool car quand il lui arrive d'oublier ses devoirs et faillit à ses interdictions à cause de la boisson, perdant ainsi tous les domaines sur lesquels il régnait. Il mange du maïs grillé, du pop-corn, 7 petites pomme de terre bouillies avec des coquillages, 7 bonbons au miel enrobé dans du papier crepon rouge ;
  • Eshú Kinkeyé, nom d'un Elegguá enfant ;
  • Eshú Kolofó, un Eshú mauvais et pervers ;
  • Eshú Lameta ou Eshú Lamota ;
  • Eshú Lamulamubata ;
  • Eshú Laribere ou Layibora ;
  • Eshú Kotero ;
  • Eshú Morilaye ou Eshú Merilaye ;
  • Eshú Lolu ;
  • Eshú Ná ;
  • Eshú Nanke ;
  • Eshú Ni Bakuo qui a été envoyé par Olofin pour que chaque personne suive le plan de sa vie, tel qu'il est inscrit dans notre orí ;
  • Eshú Malé ;
  • Eshú Nikiniki ou Eshú Miwi Miwi ;
  • Eshú Obakokero ou Eshú Obakekero ;
  • Eshú Marara ou Eshú Karara ;
  • Eshú Obaniwana ou Eshú Obanijuana ;
  • Eshú Obarakaketu ou Eshú Abara Lakentu ;
  • Eshú Marimaiyé ou Eshú Marimayé qui est le portier et gardien du cimetière car il en possède les clés. Dans sa charge magique, il ne faut pas oublier une tête de souris et de la terre d'un cimetière. Il mange tous les animaux comme les pigeons ou les faisans. On fait appel à lui pour des travaux de sorcellerie ;
  • Eshú Masankio qui nous aide à prendre des résolutions fortes en cas problème dont la solution est difficile. Il est l'enfant sacré des résolutions. Il travaille beaucoup et est très sage. Il est accompagné d'Oggún qui est celui qui prendra les décisions sur ce qui va arriver dans nos vies, détruisant certaines options pour en proposer de nouvelles. Pour le recevoir, il faut éviter tout contact sexuel durant 3 jours. La cérémonie est spéciale, dans les montagnes où il peut manger avec Obbatalá et Oggún. Il faut être vêtu de blanc. Sa charge magique a la particularité d'inclure de l'akée (blighia sapida) et des carapaces de tortues. Son collier est composé de perles bleues, rouges, blanches et vertes ;
  • Eshú Lashe ;
  • Eshú Layé, qui réfléchit bien à tout ce qu'il fait. Il ne parle pas mais il rend la justice fidèlement. On le représente par un escargot de mer ;
  • Eshú Lodo ou Eshú Londelo ;
  • Eshú Laluokirioko ou Eshú Laluokikiokoko ;
  • Eshú Laboni, qui parle beaucoup et est toujours attentif, écoutant tout ce qui se passe. C'est le messager d'Ochún ;
  • Eshú Lalu ou Eshú Lala ;
  • Eshú La Boni ou Eshú Loboni, messager d'Ochún. Toujours attentif, écoutant tout, il parle beaucoup. Son otá (pierre) est une china pelona. Il mange des tortues ;
  • Eshú La To Opá, dont le visage est taillé dans le bois ;
  • Eshú Lawona ;
  • Eshú Luyi que l'on représente par un coquillage de mer ;
  • Eshú Makenú, venant des terres ararás, compagnon d'Eshú Afrá ;
  • Eshú Marimayé, un des plus anciens caminos d'Elegguá. Il possède la clé du cimetière où il vit comme portier. On fait appel à lui pour répandre le mal. On lui offre des têtes de souris et il mange de tout, sans distinction ;
  • Eshú Merin Ba Ayé ou Eshú Merin La Aiyé, maître des chemins, qui apparaît gravé sur le pourtour de l'opón Ifá. Il surveille tout ce qui se passe dans le monde ;
  • Eshú Obá Keré ou Eshú Obá Kekeré, le plus jeune des rois. On le représente en le gravant dans le bois ;
  • Eshú Obasin, compagnon d'Oduduwa durant la formation d'Ifé. Il assiste Orunmilá ;
  • Eshú Oddémasa, Eshú Oddemasa, Eshú Oddémora ou Eshú Oddemora. Il est très volage et nécessite donc une attention continue car il peut embobiner les chemins de celui qui le possède. Très travailleur, il ne cesse d'aider celui qui s'occupe de lui. Mais en cas de négligeance, son châtiment est sans pitié. On fait appel à lui pour le bien comme pour le mal ;
  • Eshú Oddé Mata qui vit hors de la maison. Il va dans les forêts et dans la savane en compagnie d'Ochosi. Il ouvre les chemins et écarte les arbres pour qu'Ochosi puisse atteindre sa proie durant la chasse. Il porte un arc et des flèches. Il aime le rhum ;
  • Eshú Odubele, Eshú à 2 facettes que l'on sculpte dans du cèdre. Il est habillé de rouge d'un côté et de noir de l'autre. Il porte un pantalon rouge, un chapeau et un garabato. Parfois, on le laisse nu. Il ne reçoit que des offrandes doubles ;
  • Eshú Laroke ou Eshú Larowe ;
  • Eshú Oguani Lelé Alaroye, adulte cruel, très craint. C'est un vagabond inséparable d'Oggún pour qui il travaille. Il se place, lui et ses offrandes, à l'angle des rues ou à la croisée des chemins. Il tue en provoquant des querelles, des grandes tragédies, des accidents et des catastrophes. Quand lui et Oggún ont faim, il tue un chien pour boire son sang frais ;
  • Eshú Owani Legbe ;
  • Eshú Ogwiri Elú ou Eshú Ogguiri, de nation arará, cet Eshú est espiègle mais grand sorcier mystérieux. Il fut élevé par Ayágguna ;
  • Eshú Okaddá ou Eshú Okada qui vit dans les poubelles où il se nourrit de restes. Quand ce camino est tiré, certains ebbós sont neutralisés ;
  • Eshú Okú Boro, Eshú Okuboro ou Eshú Akuoro, obba (roi) et père d'Elegbará. On dit qu'il tue rapidement voire immédiatement. Bien qu'âgé, il décide de la vie et de la mort ;
  • Eshú Olankí ou Eshú Olonki, issu des terres minas. Cet enfant accompagne Eshú Akokorobiya et Osiká dans leurs farces ;
  • Eshú Oní Boddé que l'on place devant la porte de la maison en tant que portier. On fait de même pour surveiller l'entrée de villages ou de villes. Il est armé de flèches et garde 2 clés. On le représente par une statue de ciment ou d'argile que l'on décore avec 17 cauris incrustés dans la tête ainsi que 4 autres pour représenter les yeux et les oreilles. Tout son corps est représenté mais en position assise. On le décore d'un collier de perles autour du cou ;
  • Eshú Onini Burukú, malveillant et pervers, qui entraîne la mort ;
  • Eshú Osá Iká ;
  • Eshú Osiká, issu des terres minas. Enfant qui aime jouer, faire des farces et fumer. Il est le compagnon d'Eshú Akokorobiya ;
  • Eshú Sokere ;
  • Eshú Aropiu ou Eshú Aropin ;
  • Eshú Aselu, qui travaille au service des Orishas majeurs, en particuliers les funfun (blancs). On le représente par un jeune très attentif et vigilant aux erreurs que peuvent commettre les "fils" de la casa de Osha. On lui offre du miel, de l'huile de palme et de corojo, que l'on place au bord d'un fleuve ou de la mer ;
  • Eshú Aruda ou Eshú Arugda ;
  • Eshú Beleke, qui est un enfant espiègle, menteur et très habile. Il connaît les secrets des herbes et remèdes médicinaux pour soigner. C'est un excelent gardien qui se mêle de tout. Il vit dans les poubelles ;
  • Eshú Belón ;
  • Eshú Arufin ;
  • Eshú Atulú ou Eshú Atutu ;
  • Eshú Osá Lo Fabeyo, qui mange des pigeons ;
  • Eshú Yelú Lo Torun Boayé, qui vient des cieux pour être adoré sur la Terre ;
  • Eshú Akongoroyo ;
  • Eshú Alayi Ibere Yeyé ;
  • Eshú Aboni ou Eshú Alboni qui protège contre la sorcellerie et tous les maux en "immunisant" ceux qui le possèdent. Il vit dans les hautes montagnes, très près des cieux dont il garde les portes. Il est proche des Orishas vêtus de blanc. Il est le fruit de l'union illicite entre Bromú et Yewá mais il est également fils et petit-fils d'Oduduwa. Il est invoqué en même temps que ce dernier. Chaque nouvelle année, on lui offre un eyele melli fun fun (2 colombes blanches) et des œufs salés ;
  • Eshú Alá Bona, Eshú La Bona ou Eshú A La Gbona ;
  • Eshú Alagbon ;
  • Eshú Ashikuelu ou Eshú Achi Kuelú, âgé et de petite stature. Parfois, on le considère roi des nains et des lutins. Il vit dans les trous et les tunnels sous la terre, en dessous des croisements et des plantations. C'est un esprit de la terre qui aide aux cultures et à la fertilité. On le surnomme "l'enfant laboureur". Il est donc un ami inséparable d'Orisha Oko et de Korikoto. Il aime être toujours en mouvement, à travailler ou faire quelque chose. Les minéraux (l'or en particulier), les pierres précieuses et les trésors enfouis lui appartiennent. Il travaille avec Ifá et mange des colombes. D'autres disent qu'il vit à l'entrée des marchés. Il est excellent négociateur, aime les bonnes affaires, et peut être invoqué pour résoudre des problèmes liés à l'argent. Il aide aussi aux problèmes de fertilité dans un couple. Il est le chef des Egungun (ancêtres de sa famille ou de son lignage) donc on le garde en dehors de la maison. Parmi ses attributs, il ne faut surtout pas oublier les outils de jardinage et de labour. On lui offre des céréales et des fruits et on lui immole des pigeons. On le représente par une figurine en bois qui possède 2 têtes. Parmi ses attributs, on dispose de la terre de culture. Quand on l'invoque, on l'enterre durant 21 jours dans un champs et lorsqu'on le sort, il est prêt à travailler ;
  • Eshú Awere dont la maison est située dans les plaines à côté des montages. Il entraîne les âmes vers la paix, l'harmonie et la piété. Il aide tous ceux qui se sont perdus à retrouver leur chemin. Il réconcilie les ennemis et aide à retrouver un amour durable pour ceux qui l'ont perdu. Il protège contre la mélancolie, le désespoir, la dépression ou l'irritation. Il n'aime ni les disputes, ni les débats donc il ne faut pas élever le ton, s'énerver ou se disputer devant lui. On fait appel à lui pour apaiser les tensions entre 2 ennemis. Ses attributs sont des cœurs en argent. Sa charge magique est composée entre autres de cundeamor, de hoja de caimito et de coton. Il possède 2 elekes (colliers). L'un est blanc avec des perles rouges et noires. L'autre est blanc avec des perles en forme de cœurs argentés. En fonction des rama (branches) ou des casas de Santo, ils peuvent varier ;
  • Eshú Baralajiki qui est bien connu pour être glouton et amateur de fêtes. C'est un rumbero. Il aime l'eau-de-vie de canne à sucre et toutes sortes de bombons et nourriture. Il protège des tromperies, des trahisons, des fausses apparences, des déceptions sentimentales et de tout changement, imprévu ou faux ami. Il conseille en cas de situation désespérée et évite les désagréments. Il accompagne Oggún. Quand il prend possession, on lui met une flèche sur le front que l'on charge de sable de mer et de poudre de métal ;
  • Eshú Baradage ou Eshú Bara Dage qui se promène avec une faux et une machette. Il habite avec Oggún dans les champs, marais ou montagnes et travaille avec des serpents ;
  • Eshú Baralona, maître des chemins qui vit en les surveillant. Selon le comportement des personnes et les ebbos qui lui sont dédiés, il modifie les chemins pour mener au bien ou au mal ;
  • Eshú Baraiye ;
  • Eshú Baraña ou Eshú Baraiña, qui est le proche messager de Changó. On dit qu'il lui ouvre les chemins quand il part en bataille. Il arbore un éclair sur la tête et porte une doucle hache, symbole de Changó. On dit qu'il punit par le feu ;
  • Eshú Barañiki, plutôt joueur, agité et capricieux. Il a un appétit vorace. On lui offre de l'oti (eau-de-vie) dans un récipient en terre. Il représente les surprises et l'inattendu. Il est symbolisé par un récif de pierre ;
  • Eshú Barokeño, Eshú Barakeño ou Eshú Bara Kinkeño, qui aime embrouiller les gens et perturber les choses. Il vit dans les montagnes, entre les marais. On le représente d'un escargot ;
  • Eshú Bariño ou Eshú Baraiño ;
  • Eshú Baralasikú ;
  • Eshú Ekuboro, qui représente la vie et la mort ;
  • Eshú Baralanube ou Eshú Saralanube ;
  • Eshú Baragargaluo ou Eshú Baragadano ;
  • Eshú Barabé, Eshú Baragbó ou Eshú Baragbo, gardien qui est toujours à l'affût, écoutant tout ce qu'il se passe pour le transmettre rapidement aux Orishas ou si c'est le cas, à celui qui travaille avec les cauris. Lorsqu'on ne porte pas assez attention à lui, il crée des conflits entre ceux qui fréquentent la casa de Ocha ;
  • Eshú Awaloboma, Eshú Awalaboma, Eshú Awala Boma ou Eshú Alawabona ;
  • Eshú Alaloilu ou Eshú Alalombe ;
  • Eshú Elegbara, qui contrôle les ebbos et les sacrifices. Il est le messager en charge de porter l'information que quelqu'un a réalisé un ebbo. Il est associé à Oggún. C'est l'Eshú de la guerre, de la paix et de la protection communale. Il vient des terres Ketus ;
  • Eshú Ayentelú ou Eshú Ajetola ;
  • Eshú Adawa ;
  • Eshú Ileloya ;
  • Eshú Igidé, qui ouvre les chemins de la montagne. C'est un grand connaisseur des herbes et de leurs qualités qu'il a appris auprès d'Ossaín avec qui il travaille ;
  • Eshú Idena. Sa charge magique comprend de l'ivoire, du corail, du jais, des petites pierres marines (16 de couleur noire et 16 de couleur blanche), des têtes de picidés, des têtes de coq et des têtes de tortues, 48 escargots, de l'or, de l'argent, 16 ewes d'Eshú et son secret ;
  • Eshú Iboribueno ou Eshú Iborikeño ;
  • Eshú Ibamalá ou Eshú Imbalá ;
  • Eshú Alá Muwa Mubata ou Eshú Lamulamubata ;
  • Eshú Awayá ou Eshú Aguayá ;
  • Eshú Abarikoko ou Aberekoko, qui est l'intermédiaire des maisons d'Ocha. Il permet d'éviter tout type de plainte contre elle, tout conflit avec la police ou la justice et évite l'incarcération ;
  • Eshú Kokogbé ;
  • Eshú Iña, qui accompagne toujours Changó et travaille avec le feu. Il représente le feu sacré, purificateur, qui sert comme source d'énergie pour nous mettre en mouvement, celui que l'on a en nous, qui exhalte nos sentiments et nos passions et qui nous aide à réaliser nos objectifs, nos idéaux et nos rêves. Il est le feu maternel pour ses fils, le feu qui transforme, le feu que la terre nécessite après la récolte pour préparer au cycle de culture suivant. Le feu qui vient d'Olorun qui illumine nos idées et nous indique la route à suivre. Ce feu possède une facette négative qui nous incite à la dispute et au combat et nous aveugle. On lui offre des bombons piquants et amers et des jouets de couleurs fortes. Il mange de l'agouti grillé, de l'olelé et des kiwis. Ses offrandes se font près de petits feux. Il mange avec Changó et Oroiña. Il vit dans les marais et la savane. Quand on le reçoit, on place une bougie ou un feu qui doit être allumée durant toute la cérémonie. Il se reçoit à l'aube, quand le soleil, à l'horizon, devient rouge avant l'obscurité. On allume des bougies et on l'accueille avec 2 akuko (coqs) blancs et noirs. Son eleke (collier) est composé de perles noires, rouges, oranges et toutes les 6 perles, on insère une perle en bois marron. Il travaille beaucoup et accomplit tout ce qu'on lui demande. Sa charge est contenue dans une piedra de rayo, une pierre calcaire et un galet. Sur le front, il porte un caillou rouge. Sa préparation se fait près d'un four durant 21 jours. On le lave avec du gombo et de l'eau de coco avant qu'il ne mange ;
  • Eshú Janadá ;
  • Eshú Jano ;
  • Eshú Kakesa ;
  • Eshú Gberú ;
  • Eshú Arinika ou Eshú Arimika ;
  • Eshú La Kuata ;
  • Eshú La Meta, Eshú Lameta ou Eshú Lamota ;
  • Eshú La Mika ;
  • Eshú Layé Abaranké ;
  • Eshú Aloba ;
  • Eshú Malú ;
  • Eshú Aletán ;
  • Eshú Mbemberekete ;
  • Eshú Akarajéu, qui aida Oyá à s'échapper de Changó après une violente dispute. On dit que ce dernier lui lança un éclair. Eshú Akarajéu l'attrapa et lui renvoya. Changó, resta bouche ouverte devant cette réponse et ce manque de respect, et avala l'éclair qui lui abîma la gorge et la poitrine. Depuis, Eshú Akarajéu porte ce nom qui signifie "celui qui attrape l'éclair et le fait avaler" ;
  • Eshú Odara, l'Eshú par excellence. Très lié à Orunmilá, il est l'Eshú des transformations comme par exemple du bien en mal ou inversement. Il est le premier Orisha à recevoir tout ce qui est consacré car le destin des initiés nécessite un changement ;
  • Eshú Ochankí ;
  • Eshú Aluasamá ;
  • Eshú Ochuní ;
  • Eshú Okirí ;
  • Eshú Okúade ;
  • Eshú Agogo ou Eshú Agoto, qui décide du changement des heures, le jour comme la nuit. On lui offre (addimú) des gio gio (poussin) à 7h du matin, un coq à midi, une colombe à 7h du soir et un petit poussin à minuit. C'est l'Eshú de la justice et du paiement et recouvremet des dettes entre les Hommes et les Orishas ;
  • Eshú Okuedá ;
  • Eshú Okomibadde ;
  • Eshú Agororó ou Eshú Agoggoro ;
  • Eshú Oñanguí ;
  • Eshú Oñankiledó ;
  • Eshú Kaminalowá qui a la charge d'ouvrir les chemins pour les âmes de ceux qui sont décédés récemment. C'est aussi lui qui compte le temps qu'il nous reste à vivre. Généralement, il est le messager de Babalú Ayé ;
  • Eshú Wonke ;
  • Eshú Aiyede qui symbolise les écritures sacrées. Il est l'Eshú de la communication entre Orun et ayé. Il parle aux Hommes pour leur transmettre tous les sentiments, bons comme mauvais. Il donne naissance aux visions prophétiques ;
  • Eshú Wanloke ou Eshú Awanloke ;
  • Eshú Dako, qui vit dans la forêt. Il connaît les secrets de nombreuses herbes et de la chasse et aime se vêtir en peau d'animal ;
  • Eshú Unyolo ou Eshú Ungolo ;
  • Eshú Akanadrede ;
  • Eshú Shiguide, très vindicatif et jaloux ;
  • Eshú Kawanilele Orun ou Eshú Mawanitele Okun ;
  • Eshú Kekunyelede ou Eshú Yekun Yeledi ;
  • Eshú Akere ou Eshú Aguere, qui vient au sommet des montagnes. Il est consacré à Obbatalá ;
  • Eshú Akerebioke, Eshú Arerebieke ou Eshú Arerebioko, qui accompagne Oggún dans la forêt. On dit que lorsqu'un accident arrive à l'angle d'une rue, c'est Eshú Akerebioke qui l'a causé pour que lui et Oggún puissent manger ;
  • Eshú Yekú Yeledé ;
  • Eshú Wanloke ou Eshú Awanloke ;
  • Eshú Wonke ;
  • Eshú Yangi ;
  • Eshú Sibonoku, des terres arará. Il accompagne Oluwo Popó dans la charrette qui va chercher les morts. Dans sa main gauche, il tient un trident ;
  • Eshú Sokere, qui parle sur la natte de divination ;
  • Eshú Soko Yoki qui possède un main de 16 ikines et une main de 16 cauris pour le diloggún. Il représente l'union entre Ocha et Ifá. Ainsi, toute personne qui a été couronnée dans Ocha doit recevoir cet Eshú avant d'entrer dans Ifá. Sa charge magique doit contenir de l'eguereyeye (mélange de pivoine et d'igname pourri broyés) ;
  • Eshú Yelú ou Eshú Yelu ;
  • Eshú Isheri, très lié à Ossain, est chargé de donner l'ache aux plantes. Ceci se passe le matin au moment de la rosée, moment le plus propice pour récolter les ewes ;
  • Eshú Manzaquillo, l'enfant Saint, l'enfant Sacré, qui nous aide à prendre les décisions difficiles sur des problèmes compliqués. Il est sage et travailleur. Il aime marcher avec Oggún, Obbatalá et Orunmilá. On le reçoit vêtu de blanc au cours d'une cérémonie qui se déroule dans les collines où mangent Oggún et Obbatalá. On lui offre du seso vegetal (akée), l'os de la partie frontal de la tête et une carapace de tortue. Son collier est composé de perles blanches, bleues, rouges et vertes ;
  • Eshú Wara, chargé des relations personnelles. Il structure la famille et la communauté en général.

Voici un patakí (histoire) qui explique les 201 caminos d’Eshú :

Caminos

Orunmilá et son épouse désiraient tant avoir un enfant qu'ils allèrent voir Obbatalá pour qu'il le leur concède. Celui-ci, déjà occupé à modeler le premier homme avec de l'argile, leur expliqua qu'ils devaient être patients. Pourtant, le couple insista et Orunmilá proposa même que ce soit la personne qu'Obbatalá était en train de créer. Il accepta et expliqua que les époux devaient poser les mains sur le modèle pendant 12 mois. Au bout du terme indiqué, l'enfant prit vie. Ils l'appelèrent Eshú. À peine né, il parlait déjà et commença à manger tout ce qu'il rencontrait.

Plus tard, Orunmilá alla consulter comme d'habitude son oracle qui lui indiqua qu'il devait garder sa machette à la main toute la journée. Eshú qui avait déjà mangé tous les animaux, toutes les plantes et même les pierres pénétra dans la maison de ses parents pour les manger. Voyant son père armé, il tenta de s'enfuir mais n'y parvint pas. Orunmilá le poursuivit dans toute la maison, le frappant de sa machette. De chaque morceau coupé renaissait un nouvel Eshú, jusqu'à en créer 201. Pour mettre fin à cela, Eshú proposa que chaque partie devienne un fils d'Orunmilá. Celui-ci accepta à condition qu'Eshú rende tout ce qu'il avait mangé. Ainsi, il vomit le contenu de son estomac et les choses rertouvèrent leur place.

Son histoire

Histoire d’Elegguá

Elegguá est le fils d’Obbatalá et de Yemú (ou Yembó) et le frère de Changó et d’Oggún. Il est aussi dit qu’il est le fils d’Okuboro et Añagui. Il est ami et protecteur d’Ochún.

En plus d’être celui qui est invoqué en premier durant le cérémonies, Elegguá a obtenu d’Olofin, Obbatalá et Orunmilá, le privilège d’être le premier à recevoir les offrandes ou les sacrifices (okana).

Patakís

Patakí (histoire) sur Elegguá

Elegguá est le fils d'Okuboro, roi d'Añagui. Bien que jeune, il marchait un jour accompagné de sa suite de serviteurs quand il vit une lumière intense émanant de quelque chose à trois yeux qui se trouvait sur le sol. C'était une noix de coco sèche (obí). Elegguá la rapporta au palais. Il raconta son histoire à son père puis abandonna sa trouvaille derrière une porte. Peu de temps après, tous furent stupéfaits de voir qu'une intense lumière jaillissait de l'obí.

Trois jours plus tard, Elegguá mourut. Après son décès, l'obí, pourtant tant respecté au début, fut oublié. Le temps s'écoulant, le peuple plongea dans une situation toujours plus desésperée. Les arubbós (personnes âgées) se réunirent et conclurent que l'abandon de l'obí, terni, s'évidant et dévoré par des insectes, était la cause de leur malheur.

Les arubbós s'accordèrent pour substituer l'obí par quelque chose de solide et durable. Il le remplacèrent donc par une otá (pierre), placée derrière la porte. Ce fut l'origine de la naissance d'Elegguá comme Orisha comme le prédit le proverbe "Ikú lobi ocha" ("le mort accouche d'un saint").

Autre patakí sur Elegguá

Obbatalá, apprenant qu'Oggún, son fils, avait eu des relations sexuelles avec sa femme, ordona que tous les descendants soient exécutés. Quand Changó naquit, Elegguá, son frère le confia à sa sœur aînée, Dadá, pour qu'elle l'élève. Peu de temps après, un autre frère, Orunmilá, vit le jour. Elegguá, effrayé par la colère d'Obbatalá, l'enterra à l'orée de la forêt et lui apporta de la nourriture tous les jours.

Le temps passa et, un beau jour, Obbatalá tomba malade. Elegguá alla rapidement chercher Changó pour qu'il le soigne. Ce dernier, grand médecin, fit guérir son père. Elegguá profita de cette occasion pour implorer à Obbatalá qu'il pardonne Orunmilá. Obbatalá accepta et accorda son pardon. Changó, fou de joie, rasa les bois. Il en fit un magnifique tablero de Ifá (table ronde au travers de laquelle se réalisent les divinations). Il le donna à son frère, Orunmilá, en même temps que le don de voyance. Depuis, Orunmilá dit : "Marefum [bénédiction] Elegguá, marefum Changó, Elegbará".

Autre patakí sur Elegguá

Une légende dit qu'Olofin souffrait d'une maladie grave que personne ne pouvait soigner. Tous les Orishas avaient essayé et échoué. Soudain, Elegguá se présenta et offit d'essayer de le soigner grâce à un brevage. Tous les autres Orishas furent stupéfaits que le plus petit et plus jeune d'entre eux puisse réussir là où ils avaient tous failli. Mais Elegguá parvint à le guérir de son mal. Olofin le récompensa en lui octroyant des pouvoirs spéciaux et le nomma gardien de tous les chemins. De plus, il le promut premier Orisha à être honoré durant les cérémonies.

Autre patakí sur Elegguá

Obí, une noix de coco sèche était pure, humbre et simple. Ainsi, Olofin fit sa peau, son cœur et ses entrailles blanc et la coiffa d'une feuille de palme. Elegguá, le messager des dieux, était au service d'Obí. Rapidement, il se rendit compte que ce dernier avait changé.

Un jour, Obí décida de célébrer une grande fête et envoya des invitations à tous ses amis. Elegguá les connaissait très bien et savait que beaucoup d'entre eux était les personnes les plus importantes du monde. Mais les pauvres, les malades et les infirmes faisaient aussi parti de son cercle d'amis. Elegguá souhaita lui donner une leçon en invitant riches et pauvres.

La nuit de la fête arriva et Obí, orgueilleux et hautain, se vêtu pour recevoir ses invités. Surpris et déplu à la vue de l'arrivée de tous les pauvres et infirmes, il leur demanda, indigné, qui les avait invité. Ils lui répondirent qu'Elegguá les avait convié en son nom. Obí les insulta pour avoir osé venir dans sa maison habillés de haillons. Il leur cria de partir sur le champs.

Mort de honte, tous partirent. Elegguá s'en fut avec eux. Un jour, Olofin envoya Elegguá comme commissionnaire pour Obí. Elegguá refusa de servir ce dernier. Il expliqua qu'il avait beaucoup changé et qu'il nétait plus l'ami de tous les hommes. Il le trouvait plein d'arrogance et peu enclin à écouter ceux qui souffrent sur Terre.

Afin de vérifier ces propos, Olofin se déguisa en mendiant et se rendit chez Obí. Il lui supplia de lui donner de la nourriture et un refuge. Obí le réprimanda pour avoir osé se montrer habillé de guenilles. Obí fut surprit d'entendre pour réponse la voix d'Olofin. Honteux, Obí s'agenouilla en implorant son pardon.

Olofin conclut qu'Obí était juste et que c'est pour cela qu'il avait rendu son cœur blanc et lui avait donné un corps digne de son cœur. Il venait d'expérimenter l’orgueil et l'arrogance dont Obí s'était empli. Pour le punir, Olofin décida de ne pas lui ôter la blancheur dont il l'avait doté mais plutôt de le faire tomber à terre et le laisser rouler jusqu'à ce qu'il se salisse. Olofin le condamna également à servir tous les Orishas et tous les hommes. C'est ainsi que la coco devint le plus populaire des orcales.

Ses attributs

Elegguá est à la fois décrit comme une vieille personne et un enfant joueur et rebelle qui joue des tours d’espièglerie à ceux qui l’entourent. Il est très joueur, tricheur et joue souvent de mauvais tours.

Ses couleurs sont le rouge et le noir (qui représentent la dualitéa vie/mort, début/fin, guerre/paix, l’un/l’autre). Il est vêtu d’une redingote et d’un pantacourt mêlant ses deux couleurs caractéristiques (des fois, l’ensemble est plus simplement rayé de rouge et noire). Sur la tête, il porte un chapeau qui peut être rouge ou de paille ou un foulard. Tout son habit, couvre-chef inclus, est orné de grelot, de perles ou de cauris. Des fois, il a une sacoche dans laquelle se trouve des bonbons. Son collier (eleke) se compose de perles rouges et noires alternées.

Garabato d'Elegguá
Garabato d’Elegguá

Son symbole de pouvoir est le garabato, bâton en bois de goyave terminé en V. Ses principaux attributs sont de toute sorte comme des grelos, des clochettes, clés, une machette, des pièces de monnaie, des pépites d’or, un piège à souris… et, en particulier, les jouets pour enfants : balles, sifflets, bougies blanches, soldats en plomb, cerf-volants, des maracas peints de ses couleurs.

On lui sacrifie par immolation des chèvres, des coqs, des poules, des poussins, de l’agouti (jutía), des tortues, des cerfs et des souris noires ou rouges. Il ne faut surtout pas lui sacrifier de colombe car cela l’affaiblit, excepté pour certains caminos particuliers pour lesquels il les accepte par 2. Les offrandes (addimú) qui lui sont faites sont du poisson fumé, de l’agouti, du maïs grillé, de l’huile de palme, des fruits et des coqs. Il apprécie les gâteaux et sucreries. Il adore aussi les cigares et le rhum ou l’eau de vie de canne à sucre. Une offrande très spéciale consiste à lui présenter une tête d’agouti ou lui sacrifier une souris. Son côté glouton permet de facilement le soudoyer.

Les plantes (ewes) associées à Elegguá sont :

Ewes
  • Aba ;
  • Abre caminos ;
  • Aceitero ;
  • Agalla de costa (Randia aculeata) ;
  • Aguacate blanco (Persea gratissima) ;
  • Ají chileno (Capsicum annuum) ;
  • Ají de China (Solanum Havanense) ;
  • Ají guaguao (Capsicum frutescens ou Capsicum baccatum) ;
  • Alacrán ou Yerba rabo de ratón ;
  • Álamo (Ficus religiosa) ;
  • Albahaca (Ocimum basilicum) ;
  • Alcanfor (Cinnamomum camphora) ;
  • Algarrobo (Pithecolobium saman) ;
  • Almácigo (Elaphrium simaruba) ;
  • Almendra ;
  • Atiponlá ;
  • Aretillo (Savia Sessiliflora) ;
  • Aroma amarilla ou Aroma olorosa (Acacia farnesiana) ;
  • Aroma uña de gato ;
  • Artemisa ou Altamisa (Ambrosia artemisiifolia) ;
  • Aticuanla ;
  • Baría (Cordia gerascanthus) ;
  • Bejuco colorado (Serjania diversifolia) ;
  • Bejuco guaro ou Bejuco guauro ;
  • Bejuco jimagua ou Parra cimarrona ;
  • Bejuco lombriz (Philodendron wrightii) ;
  • Bejuco San Pedro (Stigmaphillum lineare) ;
  • Bejuco verraco (Chiococca alba) ;
  • Berro ;
  • Bibona ;
  • Bija (Bixa orellana) ;
  • Carraspita (Iberis odorata) ;
  • Caumao (Wallenia laurifolia) ;
  • Cayajabo (Canavalia cubensis) ;
  • Cayaya (Tournefortia bicolor) ;
  • Cebolla (Allium cepa) ;
  • Ceiba ;
  • Chamico (Datura stramonium) ;
  • Chichicate (Urera baccifera) ;
  • Croto ;
  • Curujey (Hohenbergia penduliflora) ;
  • Ébano carbonero (Maba crassinervis) ;
  • Escoba cimarrona (Abutilum trisulcatum) ;
  • Espartillo (Sporobolus) ;
  • Espinillo ;
  • Espuela de caballero (Jacquinia aculeata) ;
  • Flor de agua (Eichornia azurea) ;
  • Gambute, Gambuto ou Gambutera (Brachiaria platyphylla) ;
  • Gatiado ;
  • Grama de cabello ;
  • Guabico (Xylopia glaba) ;
  • Guajaca (Dendropogon usneoide) ;
  • Guaro ;
  • Guayaba (Psidium guajava) ;
  • Guayabillo (Pithecolobium tortum) ;
  • Güira cimarrona ;
  • Huevo de gallo (Tabernaemontana citrifolia) ;
  • Itu ;
  • Ítamo real ;
  • Jobo (Spondias mombin) ;
  • Jurubama, Jurubana, Jurabama ou Jurabaina (Hebestigma cubense) ;
  • Lengua de vaca ;
  • Maloja ;
  • Maravilla (Mirabilis jalapa) ;
  • Mastuerzo (Lepidium virginicum) ;
  • Meloncillo ;
  • Mijo ;
  • Ñame (Dioscorea alata) ;
  • Ojo ratón ou Ojo de ratón (Rivina humilis) ;
  • Palo bronco (Malpighia biflora) ;
  • Palo moro (Psychotria brownei) ;
  • Palo negro ;
  • Palo torcido ;
  • Palo víbora ;
  • Pastillo ;
  • Pata de gallina (Eleusine indica) ;
  • Pelo diablo ;
  • Pendejera (Solanum torvum) ;
  • Pica pica (Stizolobium pruritum) ;
  • Picha de gato ;
  • Peonía ;
  • Peregún ;
  • Pica pica ;
  • Pimienta de gato (Dieffenbachia seguine) ;
  • Pinipiniche (Metopium toxiferum) ;
  • Piña de ratón (Bromelia pinguin) ;
  • Piñi-piñi ;
  • Piñón botija (Curcas curcas) ;
  • Piñón criollo ;
  • Piñón de pito (Erythrina berteroana) ;
  • Rabo de gato ;
  • Rasca barriga (Espadaea amoena) ;
  • Raspa lengua (Cosearia hirsuta) ;
  • Rompezaragüey (Vernonia methaefolia) ;
  • Sabe lección (Lepidium virginicum) ;
  • San Diego (Gomphrena globosa) ;
  • Siempreviva ;
  • Siguaraya ou Ciguaraya (Trichilia havanensis ou Trichilia glabra) ;
  • Tabaco (Nicotiana tabacum) ;
  • Tengue (Polppigia procera) ;
  • Travesera ou Travesura (Eupatorium villosum) ;
  • Tripa de jutía ;
  • Verdolaga (Portulaca Oleracea ou Talinum paniculatum) ;
  • Yamagua ou Yamao (Guarea trichilioides) ;
  • Yerba fina ;
  • Yerba hedionda ou Guanina (Cassia occidentalis) ;
  • Zarza blanca (Momisia iguanaea).
Réceptacle pour Elegguá
Réceptacle pour Elegguá

Pour invoquer Elegguá, on utilise une otá (pierre) ou une noie de coco sèche qui représente un visage dont les yeux, la bouche et le nez sont dessinés par des coquilles de cauris. La provenance de la pierre (collines, rivières, forêts) est en relation avec le camino pour lequel elle est utilisée. Des fois, on lui ajoute des pierres représentant les 7 planètes primordiales. À son sommet, ce visage porte un crochet. On place ses outils dans un plat à côté. Tout ceci est traditionnellement gardé sur le sol derrière la porte d’entrée des maisons (ilé).

Pour les Yorubas, la maison est le refuge par excellence, le lieu privilégié contre tout aléa de la vie. Placé à l’entrée de la maison, Elegguá marque par sa présence la frontière entre les 2 mondes : l’intérieur, la sécurité et l’extérieur, le danger. Elegguá protège le refuge familial de l’entrée d’Eshú qui vagabonde dans les rues, trainant avec lui les problèmes. Lorsqu’un problème surgit, il est dit qu’Eshú a réussi à rentrer. Certains affirment qu’il est interdit de siffler là où vit Elegguá.

Durant les différentes cérémonies, les invocations pour Oggún sont les suivantes :

Pour Elegguá, qui garde la porte. Elegguá, Esprit fourbe qui garde le sueil. Amenez mon message. Portez mes mots, enfant qui joue dans le soleil. Acceptez nos offrandes. Entrez dans nos cœurs, dans nos bras, dans nos jambes. Entrez ici. Dansez avec nous.

On le salue avec la formule suivante : ¡Laroyé Elegguá!

Ses chiffres sont le 3 et le 21. Son jour est le lundi (certains lui accordent aussi le mardi) ainsi que le 3 de chaque mois (jours pendant lesquels le réceptacle d’Elegguá doit être alimenté). Ses jours saints sont le 6 janvier et le 13 juin.

Syncrétisme

Elegguá est associé à San Antonio de Padua (Saint Antoine de Padoue). Des fois, il est aussi associé au Santo Niño de Atocha (Saint Enfant Jésus d’Atocha). Ceci vient surtout du fait qu’Elegguá soit représenté comme un enfant salvateur. Parfois, il peut être associé à l’Anima Sola (représentation d’une âme souffrant dans le purgatoire, souvent une femme entourée de flammes qui vient de rompre les chaînes avec lesquelles elle était, qui est le messager qui vient et apporte les messages attachée). Cela s’explique car, dans certains de ses caminos, Elegguá est lié à la méchanceté, sans pour autant être complètement identifié au Mal. Enfin, il peut aussi être lié à San Benito Palermo.

Les chants

Rezo

Elegguá oki ború ori bai
Bochile aluomi aomatieye olua atabansde
Alahomaho moni bata adovidale jolo
Alahomaho moni bata adovidale jolo
Yaguna eleku osuhu ombeleku sukún
Jaroze asu ayé
Agó

Rezo

Eshú Elewa oga gbogdo namirin ita alagbana bara mi nulo na Buruku nitosi le choncho kuelú kuikuo oki kosi ofo, cosí eyo kosi ku cosí ano ni orukó mi gbogdo omonile fú kuikuo odueve, baba mi Elewa

Rezo

Omi tuto, ana tuto, tulo larollé, Eshú agogo, Eshú alaguana, Eshú mamaqueno, mayubao iyalocha, mayuba iyabona, quicamache camariku, cama ifi, cama ona, cama ayare unlo ona quebofiqueboala, Ochosi aderu poemata bada orisa

Rezo

Elewa baralayegue, ifa boru iba acoda echeda qui inobe qui ibotiche, noni, leguebigue favora onimi. Uchu agogo, Eshú alaguana, Eshú agatia, gongo echuago, nima que no mayubao oldo, camaralle, moyubao iyalocha, moyubao iyabona, quicamache camariku camaralle, camarofi, ano unlo ereye unlo qui bofique boada

Rezo

Alato maube Eshú cuchuchu alatomaube Eshú cuchuchu Elegguá sullere Eshú barabo omo mollurba aguo mollurba Elegguá cholona omode cori cosi Eshú barabo omo mollurba Elegguá cholona.

Atondo naro atondo naro akonko laro akonko laro akonko larollé Elegguá cuantio akonko laro Elegguá larollé akonko laro akonko he Elegguá locua larollé Elegguá.

Elegguá larollé akilello agure tonto omo akagura achagura acama sese are letuse.

Abanunda omo baba ocole afofo ninitoni canofo omo oro guin alloina alalliqui ayuba maferefún Elegguá.
A larolle aquiloyo aguro tenteonu apagara acama sese areletuse abamula omo batá ocolo ofo oculoñiñi toni canofo omo orogun ollona alalliqui ayuba maferefún Elegguá.

Elegguá ako baru tori toru le ya fi lloruare ale el kopache ako meko bara larollé achucal colaguala un bele ikin ikú larollé oguo onire un cheche oni coni condori Eshú beleke ayuba Elegguá.
Elegguá ariku babagua omo bele orisha Eshú cosi coso arere Elegguá culona cuantio aguo lille Eshú unsoro dedeguante lecum.

Elegguá icú boru ago go gango alle mana quina ananiki Eshú orisha culona cuantio aguo lille cono oni larollé akonko laro akonko larollé Elegguá coma cuantio oba orisha omo orisha Elegguá culona he culona he ayuba maferefún.

Beaucoup de chants peuvent se retrouver sur le site furius.ca.

Les toques

D’une part, étant designé par Olofin comme le premier Orisha qui doit être salué et d’autre part, étant celui qui ouvre et ferme les chemins, Elegguá est systématiquement le premier et dernier Orisha qui est invoqué durant les cérémonies. Sans lui, rien ne peut se faire en Osha comme l’a dit Olofin : « étant le plus petit et mon messager, tu seras le plus grand sur la Terre et au ciel et, sans toi, rien ne pourra être fait ». Sa permission est nécessaire à toute cérémonie yoruba pour éviter toute complication qui motiverait son mécontentement. Il ouvre et ferme tout acte religieux. Cela garantit qu’à la fin, l’ordre normal des choses est restoré et que les Orishas ont terminé leur possession, autorisant les participants à rentrer chez eux.

Durant l’Oru Seco, on lui dédie 2 toques (l’un de 5 rythmes et l’autre d’un seul). Le premier est appelé Laktopa, Latokpa ou La Topa (látọ́ọ̀pá, contraction de látọ́ọ̀pá ó bú kénké en langue locale) :

Parmi les toques spécifiques pour Elegguá, on peut citer :

  • Laktopa, Latokpa ou La Topa (toque joué pendant l’Oru Seco et l’Oru Cantado) ;
  • La Lubanché ou Lú Lú Bánche (toque joué pendant l’Oru Cantado et utilisé pour le rezo) ;
  • Teremina (toque spécifique au chant appelé Teremina) qui est aussi appelé Rumba Ochosi.

Des toques génériques sont aussi joués pour lui :

  • Ñongo (rumbita) ;
  • Chachalokafun (rumbita) ;
  • Iyesá (rumbita).

On dit souvent que chaque tambour joue pour un Orisha particulier. L’okónkolo, plus petit des 3 tambours batás, est celui des Orishas guerriers (Elegguá, Oggún et Ochosi).

Des partitions concernant quelques toques peuvent être trouvées sur le site CityPercussion.

Le plus grand chanteur est certainement Lázaro Ross. Je vous conseille de l'écouter avec le Conjunto Folklórico Nacional de Cuba ou avec le groupe Olorun. Il a consacré un disque à Elegguá intitulé Orisha Aye - Elewa. Il est aussi possible, par exemple, d'écouter le premier morceau de l'album Cantos Afrocubanos de Merceditas Valdés avec le percussionniste Jesús Pérez.

De nombreux morceaux sont également en écoute libre sur le site Olofin.

Elegguá :

Eshú :

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