Ochún

Présentation générale

Ochún
Ochún

Ochún, Oshún, Ochúm ou Oxum est un Orisha majeur, déesse de la féminité, de la sensualité et de l’amour. Elle fait parti du groupe des Orishas cabecera avec Obbatalá, Yemayá et Changó. C’est la plus jeune et la plus heureuse des Orishas.

Elle représente la beauté, la sérénité, la délicatesse, la douceur, la finesse, la grâce et la coquetterie mais aussi l’intensité des sentiments, la sexualité féminine, le désir et les plaisirs. Elle est séductrice. On fait appel à elle pour une relation amoureuse sérieuse et elle symbolise le mariage.

Elle paraît toujours sympathique, souriante et heureuse. Malgré son apparence, elle peut se montrer sévère, triste, rigoureuse, droite et ses châtiments sont implacables. Elle représente la rigueur religieuse.

Ochún est capable de résoudre mais aussi de provoquer les disputes entres les Orishas et les Hommes. Il est dit que pour elle, les hommes peuvent s’entre-tuer. Suite à un conflit, elle est très vindicative et acrimonieuse. Elle peut refuser les offrandes. Elle est l’Orisha le plus difficile à apaiser une fois qu’elle est en colère. Il est dit que quand elle crie, c’est pour manifester sa joie. Lorsqu’elle ne fait que sourire, c’est un signe de colère et elle peut tuer malgré un visage charmant d’où le proverbe « nunca se sabe que viene por debajo de los ríos » que l’on peut traduire par « on ne sait jamais ce qui se cache derrière les rivières ».

Souvent, Ochún représente l’argent, les bijoux et les métaux précieux. En même temps, elle symbolise la générosité.

Elle règne sur les eaux douces, les rivières, les ruisseaux et les sources. Dans la nature, elle est symbolisée par les cours d’eau dans lesquels elle vit. Sa fleur est le tournesol et le cuivre, l’or, le bronze et les métaux jaunes lui appartiennent. Ses messagers sont les fourmis et les abeilles sont ses meilleures amies car elle produisent le miel. Ce dernier, appelé oñi, est un symbole aphrodisiaque qui permet à Ochún d’obtenir tout ce qu’elle désire de la part des hommes.

Ochún protège des affections du bas-ventre et des parties génitales, des maladies du sang et du foie et des hémorragie. Elle veille aussi sur les grossesses et les accouchements.

Son nom vient du yoruba Osún. Elle porte aussi les noms (caminos) de :

Caminos
  • Ochún Ibú Kolé, Ochún Kolé kolé, Ochún Akalá Kalá, Ochún Ikolé ou Ochún Bankolé, qui est inséparable du vautour avec lequel elle travaille. Son nom signifie "celle qui ramasse et récupère les ordures et les poussières". Elle surveille la maison. Elle vit dans une jarre en argile. On peut lui donner à manger dans une bassine remplie d'eau. Parmi les attributs d'Ochún Ibú Kolé, on trouve une poupée en porcelaine ou en plastique, 2 boules de billard, 2 miroirs, 5 plumes de vautour et 5 mortiers de pharmacie. Ses otás (pierres) se placent sur une rosa de Jericó (rose de Jéricho). On lui offre un éventail fait de plumes de vautour décoré avec des perles blanches. Sa couronne est ornée de plumes de vautour, de 2 mortiers, d'un balai, de 2 rames, d'une épée, d'une lune, d'une coupe, d'une cloche, d'un tambour, d'un trident, d'un peigne, d'une main, d'un pilon et de 10 lances. On peut y ajouter de 10 à 55 plumes de perroquet africain. On peut lui offre un panier contenant 5 aiguilles pour coudre, un dé à coudre et une pelote de fil. Son ossain (poupé qui contient l'Orisha) est accroché à son réceptacle. Une fois que cet ossain est fait, on lui donne à manger à côté d'Ochún. L'ochinchin (plat à base de petites crevettes, de blettes, de tomates, de câpres et d'œuf dur) de cette Ochún se prépare avec du limon de la rivière, du laiteron, de la blette blanche et de la bette. À l'intérieur de son réceptacle, on met une flèche, 55 bracelets d'or formant un collier et 10 lances. Certains textes dépeignent cette Ochún comme une déesse souriante au caractère exubérant qui masque ses pauvres vêtements de mauvaise qualité. Elle se démène dans les courants et les boues, comme une misérable. Elle ne possède qu'une seule robe qui, à force d'être lavée, finit par jaunir. C'est la doyenne des Ajes (magiciennes). Elle sait comment faire et lancer des sorts. Le vautour est son symbole mais aussi son messager. Il transmet tous ses caprices. Il est dit que l'Ochún de ce camino n'agit que mal et qu'elle ne mange que ce que le vautour lui rapporte. À Cuba, c'est l'Ochún qui est la plus honorée. Elle mange une chèvres, 2 poules blanches, 2 colombes et un faisant ;
  • Ochún Ibú Akuaro, Ochún Ibú Apará ou Ochún Ibú Aparó, qui est une jeune Ochún, très travailleuse et qui se refuse à faire du mal. La caille est son messager. Il est dit qu'elle est sourde, ce qui justifie qu'il faille l'appeler en frappant une cloche. Certains disent qu'elle vit là où se rencontrent la rivière et la mer, d'autres qu'elle habite sous les cascades. Elle ne porte pas de couronne. Il est cependant irrespectueux de l'appeler la "Ochún sans couronne". Elle porte un élastique de tête en forme de serpent de la taille de la tête de son "fils". Son collier (eleke) est composé de perles blanches, vertes et jaunes pâles. Son réceptacle, une soupière, est décoré d'un serpent et de plumes de caille. Il comprend du corail et du jais. Pour certaines occasions particulières, on met dans son réceptacle une sorte de talisman en forme de triangle dont les côtés sont 3 dagues. Quand Ochún Ibú Akuaro se présente, il faut se mettre un doigt dans l'oreille et un autre sur la tête. Elle porte un nom secret seul connu par ses "fils". Ochún Ibú Akuaro se nourrit de cailles. Elle aime aussi manger des poules préparées à la cendre avec Yemayá. Parmi ses outils, on peut trouver 2 longues lances, 2 longues rames, 2 cailles, un canot, une lune, un miroir, un épée, une aiguille, un éventail, un hache à double tranchant, 10 bracelets, 10 flèches d'Ochosi et 10 mouchoirs verts et jaunes. À côté de sa soupière, elle aime qu'on lui mette une pelote de fil à coudre, une corne de cerf, une cloche et son bâton de Akuaro fait de bois de palétuvier que l'on lave et que l'on nourrit en même temps qu'Ochún. Asojuano fut l'époux de cette Ochún. Ce bâton, appelé Akinoro et décoré de diverses figures aux côtés desquelles elle aime danser, symbolise Elegguá dont certains disent qu'il fut son époux. Ochún Ibú Akuaro est celle qui soigne les malades et la bienfaitrice des nécessiteux. Elle n'est pas parfaite car elle aime gaspiller l'argent. Elle aide beaucoup contre les malédictions, les sortilèges et les abikus (esprits qui occupent le corps des enfants qui meurent par conséquent jeunes) ;
  • Ochún Ololodí, Ochún Olodí ou Ochún Ibú Lodi, dont le nom signifie "révolutionnaire". Elle aime lutter avec le fer et la machette. C'est un des ses chemins où elle est guerrière. Elle défend ses "fils" et ceux qu'elle apprécie mais elle peut être dangeureuse quand un de ceux-ci l'offense. Ses ennemis ne peuvent pas la vaincre. Pour appeler cette Ochún, on utilise un cencerro(sonnaille) et une machette. Afin de calmer son envie d'aller à la guerre, on place 4 clous de train à ses côtés. Personne ne peut la faire bouger si elle ne l'a pas décidé. Elle est maîtresse des digues sur les rivières. Ochún Ololodí est l'épouse d'Orunmilá et mère de Poroye, la fille qu'elle perdit. Le nom de son fils est Oloche. Ce dernier n'a pas de représentation dans la croyance catholique. Elle vit sur le tablero de Ifá (table de divination) saupoudré de sable tamisé venant de la mer ou d'un fleuve. Son symbole est la chouette. Elle ne danse pas. Son collier est constité de perles de couleurs nacre, vert lagon et corail et de 5 perles de d'ivoire. En général, Ochún Ololodí n'aime pas la couleur jaune. Sa couronne est décorée de coraux. Une maison, une hache à double tranchant, une flèche d'Ochossi, 2 petites et 2 grandes rames, 25 anneaux, 2 tablero de Ifá(table de divination), 2 haches, une machette et 5 plumes de perroquet sont accrochés à sa couronne. Celle-ci doit être de la taille de la tête de la personne qui suit ce camino. Son réceptacle doit être de couleurs vert et rose. Elle se nourrit de chevreaux et de cerfs. Elle mange seule ou aux côtés de son époux Orunmilá. Pour résoudre les problèmes de ses "fils", Ochún Ololodí mange des chouettes. On lui offre des mouchoirs en soie, de l'ochinchin (plat) de laitue et d'escoba amarga (plante sauvage cubaine) et des cornes d'Ochosi ou, si possible, un tête de cerf. Ce peut aussi être un cheval de bronze ou de porcelaine. Elle porte une corne de cerf couverte de perles d'Orunla. Elle possède un panier de couture contenant 5 aiguilles à coudre, un dé, une pelote et des ciseaux. Elle a aussi 5 grands coquillages ayé, 2 poignées d'escargots, 5 pierres supplémentaires et une main creuse faite en laiton que l'on remplit d'ASHES, d'ivoire, d'ambre et de corail. On place une enclume en bois de cèdre en face d'elle. Elle a un ossain. Elle se syncrétise avec la Virgen de Guadalupe.
  • Ochún Ibú Aña, qui signifie "maîtresse des tambours". Elle vit dans un tambour différent des tambours batás. On place 3 tambours et un ossain en face d'elle. Sa couronne est de la taille de la tête de son "fils" et est décorée de 3 petits tambours, de 3 petites guitares, de 2 lances, de 2 rames, de 10 anneaux et de 10 hameçons. Certains disent que son nom signifie "celle qui n'entend pas le tambour mais qui se rue sur lui". Une des caractéristiques d'Ochún Ibú Aña est qu'elle est complètement sourde. 5 cloches doivent sonner en même temps pour attirer son attention. Ses "fils" doivent la prier pour obtenir son aide ;
  • Ochún Ibú Iñani ou Ochún Añani, dont le nom signifie "celle qui aime se disputer" ou "connue pour sa tendance à la dispute". Elle vit dans une jarre. Certains disent qu'elle porte un éventail en bronze couvert de clochettes et d'escargots, d'autres qu'elle a un éventail normal avec 25 grelots et 25 escargots lavés par Ochún. Elle ne met pas d'éventail tant que l'on ne le lui demande pas. En plus de ses outils normaux, Ochún Ibú Iñani peut avoir un soleil, une lune, une machette, une faucille et une houe. Sa couronne porte un éventail, une pique, une pelle, une houe, un chaudron, 5 anneaux, un serpent, 5 plumes de perroquet, un peigne, un mortier, deux dents de peigne, une demi-lune, une petite chaise, canot, un tournesol, une hache à double tranchant, quelques ciseaux, une échelle de 5 marches, un tambour et un miroir ;
  • Ochún Ibú Yumú, dont le nom signifie "celle qui fait grossir le ventre des femmes qui ne sont pas enceinte". Elle l'Ochún la plus âgée. C'est la véritable Ochún sourde. L'une de ses caractéristiques physiques principales est son extrême beauté. Parmi ses attributs, on trouve 5 cornets et une cloche. On la couvre de 5 foulards de soie verte et jaune. On lui associe aussi 5 machettes, un cheval, 10 bracelets, 25 flèches et 25 morceaux de chaîne. On lui offre un panier rempli d'accessoires pour coudre et tricoter afin qu'elle puisse en permanence être occupée. C'est la maîtresse des guêpes et elle domine les serpents. Le cheval que monte Ochún Ibú Yumú s'appelle Alguero. Elle s'assoie sur un pilon en bronze. Parmi ses addimús, on peut citer le gombo (quimbombó) qui doit être maintenu dans la rivière durant 5 jours afin d'obtenir les faveurs de cette divinité. On doit toujours lui offrir une grande hache. Elle a un ossain. Elle est habile et honnête en affaire ;
  • Ochún Ibú Oddonki, qui vit où la rivière prend sa source. Son nom signifie d'ailleurs "celle qui vit à l'endroit où le courant nait". Elle est l'essence même de la boue dans la rivière. Elle reigne sur les courants. Elle représente les fleuves agités, en crue et plein de boue. Elle vit dans un mortier de cuisine avec un oreiller tissé, un serpent, une lune, 2 longues lances, 2 rames, 5 flèches d'Ochosi et un épée. Ochún Ibú Oddonki est coiffée d'une couronne sur laquelle sont collés 3 tambours, 5 lances, 5 rames, 5 flèches d'Ochosi, 5 aiguilles à tricoter, un soleil, une machette, une houe, une maison, une dague, 5 anneaux et 5 serpents ;
  • Ochún Ibú Oggale, qui signifie "celle qui aime les clés" ou "la maîtresse des clés". Elle vit autour des tuiles des toits. C'est une Ochún vieille et guerrière. Elle est râleuse et n'aime pas être dérangée. En plus de ses outils habituels, Ochún Ibú Oggale possède une clé mâle, une clé femelle, une flèche d'Ochosi, une armure, 10 bracelets, une pique, une pelle, un râteau, une enclume et un trident. Des références à ces outils sont présentes sur sa couronne ;
  • Ochún Ibú Okuanda, qui signifie "celle qui vit au-delà de la mort". Elle fut extraite morte de la rivière. On lui offre 10 verres de miel. Elle vit sur une chaise. Elle porte 5 mouchoirs verts et jaunes. Elle libéra Changó de sa prison où il avait été enfermé par Oyá. Le patakí raconte que Changó promit à Oyá de se marier mais qu'il ne tint pas sa promesse. Alors, celle-ci l'enferma dans une tour dont la porte était gardée par Ikú (la mort), que Changó craignait. Ce dernier s'engagea à l'épouser si elle le libérait. Ochún Ibú Okuanda souffla de la cascarille sur la serrure qui céda et s'ouvrit, faisant fuir l'Ikú. Changó ne tint tout de même pas parole. Sur la couronne d'Ochún Ibú Okuanda sont collés une croix, 5 machettes, 5 haches, 10 anneaux, un miroir, 2 peignes et 2 lances. Les Ararás la nomment Agokusi ;
  • Ochún Ibú Addesa, qui signifie "celle qui porte la couronne avec assurance". D'autres disent que c'est elle-même qui est la couronne. C'est la maîtresse du paon. Son réceptcle doit être décoré de plumes de paons. Elle vit dans un panier couvert de mariwó (fibres de palme). Les Ararás l'appellent Aboloto ;
  • Ochún Ibú Ayede ou Ochún Ayade, qui signifie "celle qui est la reine". Elle est liée à Elegguá. Elle effectue les mêmes travaux que ce dernier. Elle travaille de jour comme de nuit et se confond avec lui. La couronne d'Ochún Ibú Ayede doit être de couleurs jaune et verte et être décorée de 15 plumes de perroquet et de 15 escargots. Les Ararás la nomment Yisa ;
  • Ochún Ibú Okuase ou Ochún Akuase Oddo, dont le nom signifie "celle qui est mort-née dans la rivière". Elle vit dans un mortier. On lui verse 5 bouteilles d'eau de 5 fleuves différents. Elle se nourrit comme Ochún Ololodi. Elle travaille avec les esprits car elle-même en est un. Les Ararás l'appellent Totokusi ;
  • Ochún Gumí, Ochú Bomó ou Ochún Bumí, qui représente la crevette de rivière. C'est une Ochún qui marche, se déplace beaucoup. Elle se nourrit de cerf. Tous les animaux qui lui sont sacrifiés doivent être blancs. Elle possède son propre Elegguá fait d'escargots ;
  • Ochún Eleke Oñí, dont le nom signifie "celle qui porte du miel dans son cœur". C'est une Ochún travailleuse, celle qui travaille et lutte le plus. Elle est très puissante. Elle a bon caractère. Ochún Eleke Oñí apprécie avoir du miel sur le corps. Elle utilise un bâton, ce qui explique que parmi ses outils, on trouve un bâton fourchu. Elle s'habille d'un serpent, entouré autour de son corps. Son collier comprend des graines de mata de paraíso, plante à côté de laquelle elle vit. Sa couronne comporte 101 éléments ;
  • Ochún Ibú Itumu, Ochún Ibú Ipumú ou Ochún Ibú Itumo, qui possède l'esprit d'un homme. C'est l'authentique guerrière amazone. Elle se nourrit de boucs castrés et de chèvres. Son réceptacle est entouré d'une chaîne sur laquelle sont collés les outils d'Oggún. Elle effectue tout type de travail. Ochún Ibú Itumu est une fière guerrière, toujours prête à se battre à l'aide de son agada (épée). Dans la bataille, elle se déplace à dos d'autruche. Quand elle se bat dans les eaux, elle utilise un escalier de crocodiles. Elle vit dans les lagunes. En temps de guerre, elle est toujours accompagnée d'Inle et d'Asojuano. Dans les moments difficiles, ses "fils" lui sacrifient une chèvre entière. On dépose pour Ochún Ibú Itumu une coupe de d'huile de palme et d'eau de vie de sucre à canne devant son réceptacle. Elle possède un ossain, qui mange en sa compagnie, et qui vit dans une jarre placée à côté de son réceptacle. Les Ararás l'appellent Jueyague ou Jueygue ;
  • Ochún Aremu Kondiano ou Ochún Ibú Aremú, qui est l'Ochún de la montagne. Elle s'habille de blanc. Elle est Osaínista (qui travaille avec les herbes sous l'égide d'Osaín). Ses colliers sont faits de perles de corail et blanches et incluent des parties de colliers d'Orunla. C'est la plus mystérieuse des Ochúns. On l'appelle l'Obbatalá des rivières. Il est dit qu'Ochún Aremu Kondiano aida Orunla à démembrer un éléphant dans un patakí d'Ogbe Kana. Elle vit sur le tablero de Ifá (table de divination). Elle porte sur elle la partie avant d'un cerf. Ses pierres doivent être frottées avec de la cascarille et du cacao. Les Ararás la nomment Kondiame Ahunque ou Tefande ;
  • Ochún Ibú Semi ou Ochún Ibu Seni, qui vit dans les petits recoins du bord des rivières. On doit lui porter une pierre de cuivre. Les Ararás l'appellent Ajuanyinu ;
  • Ochún Ibú Fondae, qui est morte aux côtés d'Inle. Elle a un tempérament guerrier et se déplace armée de 2 épées. Sur la tête, elle porte une poupée couverte de poids blancs et de plumes de perroquet. L'une de ses offrandes favorites est l'igname. On lui offre également des moitiés d'oranges et de fruits de sandal. Les Ararás l'appellent Zeguen ;
  • Ochún Ibú Odoko, qui est une Ochún très forte. Elle va toujours accompagnée de son époux Orisha Oko. Elle est maîtresse de l'acte sexuel. C'est une fermière. Elle a une poupée couverte des perles de tous les Orishas ;
  • Ochún Ibú Awayemi ou Ochún Awuayemi, qui est aveugle. Elle vit avec Asojuano et Orunmilá. Elle possède un cheval et 5 tiges de bronze ;
  • Ochún Ibú Eledan ou Ochún Elenda ;
  • Ochún Idere Lekun, qui vit dans les grottes. Elle danse comme les eaux battant les récifs. Elle contrôle les tambours. Elle porte un masque car sa figure est diforme ;
  • Ochún Ibú Añare ou Ochún Iñare, qui est la fille d'Ochún Ibú Aña. Elle possède de nombreuses richesses et beaucoup d'argent. Elle vit sur le sable de la plage. On offre à Ochún Ibú Añare un garabato (bâton qui se termine en forme de crochet) en bois de palo llamao ou palo yamao ;
  • Ochún Ibú Agandara. Elle s'assied dans une chaise et se promène avec un cadena. Elle est grande consommatrice d'igname, sa nourriture préférée ;
  • Ochún Ibú Tinibu, Ochún Ibú Tinibú ou Ochún Timibu, qui vit dans la même soupière qu'Orún. Elle ne sort que la nuit durant laquelle elle aime naviguer sur la rivière en bateau. C'est la sœur légitime d'Ochún Ibú Miwá. Ses "fils" ne doivent pas avoir de chiens dans la maison. Elle dirige la société de Iyaloddes(qui signifie reine en langue yoruba). Son ossain est une tête en bois de cèdre. Elle porte une chaîne avec tous les outils d'Oggún. Elle possède de grandes pierres de tonnerre (piedra de rayo), pierres qui ont été frappées par la foudre. Le collier d'Ochún Ibú Tinibu est de couleur blanche, corail, noire et tremelina et contient les couleurs d'Orunla ;
  • Ochún Oroyobi. Olokun lui donna le sable dans des escargots. Elle s'en servit pour créer le bord des rivières. Sa nourriture préférée est le saumon ;
  • Ochún Yeyé Moró, Ochún Yeyé Maru, Ochún Yeyé Kari ou Ochún Yeyé Cari, qui est la maîtresse des miroirs et la reine de la coquetterie. Elle est la plus joyeuse, élégante et dissipée. Elle est toujours en train de faire la fête et de danser. Ochún Yeyé Moró est une maîtresse dissolue et coquette, même avec les Eggún. Elle est aussi connue sous le nom de Ochún Ibú Siegan. Son ewe(plante) est la Canela de monte ;
  • Ochún Ibú Latie Elegba, qui mange dans une calebasse. Elle ne porte pas de couronne et vit au cœur de la rivière ;
  • Ochún Edé, créatrice de la beauté et de l'élégance. Elle est coquette, c'est une grande dame. Elle est l'hôtesse parfaite, intelligente et maîtresse d'une maison qui accueille des fêtes. La musique la ravit ;
  • Ochún Ibú Aja Jura, qui est une Ochún guerrière qui porte un casque en guise de couronne ;
  • Ochún Miwá, pour qui l'on peut prier mais que l'on invoque pas. L'un de ses traits les plus marqués est qu'elle est infidèle ;
  • Ochún Ibú Oddoi, qui représente la rivière desséchée, le cours d'eau asséché. On pare sa couronne d'un tournesol ;
  • Ochún Kayodé, qui est une Ochún heureuse, dépensière et serviable. Elle est maîtresse de la danse ;
  • Ochún Sekesé, qui est extrêmement sérieuse et stricte ;
  • Ochún Fumiké, qui est pleine de bonté et qui aime beaucoup les enfants. Elle est liée à Obbatalá. Elle donne des enfants aux femmes ayant des problèmes de stérilité ;
  • Ochún Funké, qui est sage et intelligente. Elle a un grand savoir et n'hésite pas à enseigner. D'elle, on apprend tous les mystères de l'érotisme ;
  • Ochún Niwé, qui est une Ochún des montagnes qui vit dans les broussailles ;
  • Ochún Awé, qui, au lieu d'être heureuse et propre, porte une robe sale et va affligée aux côtés d'Ikú, la divinité de la mort ;
  • Ochún Ibú Olodoni ou Ochún Ibú Olododí ;
  • Oshún Kaloya ;
  • Ochún Ibú Tibú.

Au Nigéria, elle est la déesse du fleuve qui porte son nom. Ses messagers sont les crocodiles. Pans la règle du Palo, elle porte le nom de Chola ou Chola Wengue.

Les « fils » d’Ochún sont sympathiques, joyeux et aiment faire la fête. Il sont volontaires et ont un grand souhait d’ascension sociale. Ainsi, ils ont une grande sensualité qu’ils utilisent pour plaire au plus grand nombre et ont peur d’aller à l’encontre de l’opinion publique. Ils aiment commander. Ils sont curieux et colportent facilement les commérages. Ils aiment les bijoux, les parfums et les joli vêtements. Comme ils apprécient beaucoup les sucreries, ils sont portés à l’embonpoint ou ont le visage rond.

Son histoire

Histoire d’Ochún

Ochún est la fille d’Obbatalá et de Yembó (ou Yemú) et la sœur d’Oyá, de Yemayá et d’Obbá. Ochún est la seconde épouse de Changó avec qui elle a donné naissance aux jumeaux Ibeyis ou Jimaguas bien qu’elle ait eu des relations avec Oggún, Orunla et Ochosi avec qui elle a eu Logún Edé. Certains disent qu’elle est amoureuse d’Inlé qui ne partage pas ses sentiments. Un patakí dit aussi qu’elle a perdu sa virginité pour sauver sa sœur Oyá. Elle est une amie intime d’Elegguá qui veille sur elle. Ochún est toujours accompagnée de Yemayá.

Il est parfois dit qu’Ochún était une reine qui gouvernait capricieusement. Elle profitait de toutes les choses raffinées de la vie. Son époux, Changó, lui offrait tout ce qu’une femme peut désirer. Mais finalement, elle perdit tout.

Patakís

Patakí (histoire) sur Ochún

À force de vouloir trop aider les autres, Ochún perdit toute sa fortune. Devenue pauvre, elle gagnait sa vie en lavant dans la rivière le linge des gens qui la payaient en pièces de monnaie.

Un jour, l'une d'entre elles tomba dans l'eau et le courant l'amena jusqu'à la mer. Ochún pria Yemayá et Olokún de lui rendre sa dernière pièce car c'était tout ce qui lui restait pour nourrir ses enfants. Les dieux qu'elle avait imploré décidèrent de faire reculer les eaux des grands océans jusqu'à ce qu'Ochún puisse voir les grandes richesses du fond des 7 mers. Mais Ochún ne ramassa que la pièce qu'elle avait perdu et s'en alla. Les dieux, ne comprenant pas pourquoi elle ne prit que cette pièce et rien d'autres dirent : "pour ton honneur et ton honnêteté, nous te donnons une partie de notre richesse et la rivière comme maison. Mais, à partir de maintenant, tu ne donneras plus tout ce que tu as".

Autre patakí sur Ochún

Ochún, magnifique femme, aimait se promener dans les montagnes, danser, chanter et jouer avec les animaux qui, sentant sa douceur, venait lui manger dans la main.

Un jour, Oggún la vit passer et, subjugué par sa beauté, ne put résister à l'envie de la posséder. Mais Ochún, éprise de Changó, dieu du feu, préféra s'enfuire. Elle traversa les montagnes jusqu'à la rivière dans laquelle elle se jeta, désespérée. Le courant l'emporta jusqu'à l'embouchure où elle se heurta à Yemayá, mère de tous les Orishas. Celle-ci, prise de pitié pour Ochún, la plaça sous sa protection et lui offrit la rivière comme lieu de vie. Pour la rendre heureuse, elle la couvrit de bijoux et de richesses. C'est pour cela qu'Ochún réside dans les fleuves et est si proche de Yemayá.

Patakí sur Ochún et ses sœurs Yemayá et Oyá

Il y a longtemps, 3 sœurs, Yemayá, Ochún et Oyá, vivaient dans une tribu. Bien que pauvres, elles étaient heureuses. Yemayá, la plus âgée, subvenait aux besoins de ses 2 sœurs en partant pêcher en haute mer pendant plusieurs jours. Durant son absence, Ochún veillait sur Oyá, la plus jeune. En même temps, elle pêchait aussi et ramassait des pierres précieuses qu'elle vendait. L'amour qu'elle se portaient mutuellement était énorme.

Un jour, une tribu ennemie envahit leur village et captura Oyá. Ochún, partie pêcher, était en train de plonger et ne put entendre les cris d'Oyá. De même, Yemayá, qui était au loin, en plein mer, ne se rendit pas compte des appels de sa sœur. Oyá fut donc emmenée, captive.

À son retour, Ochún, découvrant la disparition de sa sœur, sombra dans la mélancolie et commença à perdre goût à la vie. Cependant, une rançon avait été demandée. Ochún commença alors à économiser des pièces de cuivre, jusqu'à ce que la somme soit suffisante pour faire libérer Oyá. Entre temps, le chef de la tribu ennemi, qui tomba amoureux d'Ochún, décida de doubler le prix de la rançon, sachant que les sœurs étaient trop pauvres pour payer. Ochún s'agenouilla, pleura, supplia. Le chef lui demanda sa virginité en échange de la liberté de sa sœur. Par amour pour Oyá, elle accepta.

De retour chez elles, Oyá et Ochún racontèrent tout ce qui s'était passé à Yemayá. Pour qu'Oyá n'oublie jamais le sacrifice de sa sœur, Yemayá orna sa tête et ses bras de pièces de cuivre.

Pendant sa captivité, Olofin, roi du village, avait partagé ses biens terrestres entre les habitants de la tribu : à Yemayá, il avait offert les mers, à Ochún, les rivières, à Oggún, les métaux... Oyá absente, il l'oublia. Ochún implora Olofin afin qu'il inclue sa sœur dans son partage. Ce dernier admit la justesse de sa demande et lui attribua le cimetière, seul bien non-alloué. Depuis, Oyá utilise des instruments en cuivre pour montrer sa reconnaissance envers Ochún et mange au bord de la rivière, propriété de celle-ci.

Patakí entre Ochún et Oggún

Oggún vivait avec ses parents, Obbatalá et Yembó (ou Yemú), et ses 3 frères Changó, Elegguá et Ochosi. Oggún était terriblement amoureux de sa mère et chercha à plusieurs reprises à la violer, tentatives qu'Elegguá a toujours réussi à faire échouer. Oggún y parvint quand même mais il fut surpris par son père. Avant que ce dernier n'aie eu le temps de dire un seul mot, Oggún lui dit : "Yo mismo me voy a maldecir. Mientras el mundo sea mundo lo único que voy a hacer es trabajar para la Ocha" que l'on peut traduire par "je vais me punir moi-même. Jusqu'à la nuit des temps, je n'aurai de cesse que de travailler pour Ocha (qui signifie religion)". Il décida alors de partir vivre dans les montagnes avec pour seul compagnon, son chien. Il se cacha des hommes et seul son frère Ochosi le chasseur réussit à le voir.

Oggún travaillait sans repos. Il était très amer et fâché contre lui-même. En plus de fabriquer des instruments en fer, il décida de répandre des sortilèges avec de l'ofoché(poudre magique utilisé pour faire le mal) sur le monde afin que celui-ci sombre dans le désespoir (arayé). C'est alors que Ochún, déesse de l'amour, pénétra dans la forêt et attira Oggún avec ses chants et lui fit goûter le miel de la vie. Oggún continua à travailler et perdit toute son amertume. Il cessa de répandre des sortilèges et le monde se tranquillisa.

Il est dit qu'ensuite, Ochún aurait emmené Oggún auprès d'Olorun qui l'aurait attaché avec une énorme chaîne. Cependant, quelle chaîne pourrait être plus forte que le miel d'Ochún ?

Patakí entre Ochún et Obbatalá

Ochún veillait sur Obbatalá. Celui-ci vivait avec sa femme, Yemú, et ses fils, Ochosi, Elegguá et Oggún. Ce dernier était le préféré et ses frères devaient lui obéir.Oggún était amoureux de sa mère et, à plusieurs reprises, parvint presque à la violer. Heureusement qu'Elegguá avait le temps d'aviser Ochún qui réprimandait Oggún.

Oggún mit Elegguá à la porte et soudoya le silence d'Ochún avec une montagne de maïs. Elle mangea tout et s'endormit. Oggún en profita pour violer sa mère. Elegguá s'enpressa de tout raconter à Obbatalá qui d'abord ne le crut pas. Cependant, un jour, il rentra plus tôt que prévu et vit Ochún endormie aux côtés d'Oggún en train d'abuser de Yemú. Il s'en fut, furieux. Quand Oggún décida de se punir, Obbatalá exprima sa déception envers Ochún : "J'avais confiance en toi et on t'a soudoyée avec du maïs". Il décida que ce serait alors Elegguá qui veillerait dorénavant sur lui. Ochún perdit alors cette fonction.

Patakí entre Ochún et Olofin

Quand Olofin créa le monde, les cieux et la Terre communiquaient par le biais de l'arbre appelé ceiba. Mais les Hommes trahirent la confiance d'Olofin qui décida de séparer le ciel de la Terre. Depuis le début, Olofin avait donné aux Hommes tout ce dont ils avaient besoin. Ne cultivant pas et ne plantant rien, les Hommes commencèrent à mourir de faim. Ochún se transforma en vautour, prit un panier plein de pain et de petits poids et les amena au ciel. Elle y rencontra Olofin, affamé, et lui offrit à manger.

Pour la remercier, Olofin lui demanda ce qu'elle souhaitait. Celle-ci plaida alors la cause de la race humaine. Olofin lui répondit qu'il ne pouvait rien faire pour ceux qui l'avaient déçu. Souhaitant tout de même lui exprimer sa gratitude, il lui indiqua qu'à mi-chemin, entre les cieux et la Terre, vivait un homme du nom d'Orisha Oko qui cultivait et ses entreposait récoltes. Ochún parvint à l'endroit où vivait Orisha Oko. Il lui donna accès à plus de 100 ans de récoltes. Ochún prit tout ce qu'elle put et retourna vers la Terre où elle alimenta tout le monde. Depuis ce geste de générosité, les Hommes la firent reine.

Autre patakí sur Ochún

Pour punir les Hommes, Olodumare décida un jour de prendre toutes les eaux de la Terre. Les rivières et les lacs s'asséchèrent et les poissons, les animaux et les Hommes commencèrent à mourir de soif. Ifá mit de nombreuses offrandes dans un panier à destination des Cieux. Ochún se chargea de l'amener.

En chemin, elle rencontra Elegguá et lui donna des aiguilles et du fil. Puis, elle retrouva Obbatalá et lui offrit les œufs qu'elle avait en sa possession. En échange, celui-ci lui indiqua l'emplacement des portes des Cieux. Arrivé au ciel, Ochún vit qu'un grand nombre d'enfants surveillaient les portes d'entrée. Elle leur distribua des bonbons pour qu'ils la laissent entrer. Olodumare l'écouta et lui accorda de laisser à nouveau la pluie tomber sur Terre. Les rivières se remplirent et les nature reprit toute sa splendeur.

Ses attributs

Ochún est décrite comme une superbe femme noire en Afrique et comme une magnifique mulâtre à Cuba. Elle est sympathique et éternellement joyeuse. Elle est bonne danseuse et aime faire la fête. Le tintement de ses clochettes l’accompagne en permanence.

Ses couleurs sont tous les tons du jaune jusqu’à l’ocre, couleurs qui font référence aux métaux jaunes comme l’or ou le bronze. Parfois, il est aussi ajouté le bleu-vert et la couleur corail. Elle est vêtue d’une robe jaune avec une large ceinture ventrale qui se termine en forme de losange. Des grelots, souvent au nombre de 5, pendent du bord de sa robe. Sur la tête, elle porte un turban ou une couronne très voyante et incrustée de pierres précieuses. Il est dit qu’elle était habillée de blanc avant d’aller vivre dans la rivière mais que ses vêtements ont jaunis suite aux multiples lavages par les eaux du fleuve. Elle porte des boucles d’oreilles, des colliers et des bracelets (en général au nombre de 5) de métal comme l’or ou le bronze. Autour du cou, elle porte un collier (eleke) constitué d’une alternance de perles jaunes et dorées ou ambres. Il peut aussi être constitué d’une séquence répétée de 5 perles jaunes, 1 ambre et 5 dorées. Il arrive aussi qu’il soit fait de 5 perles jaunes séparées par une perle de couleur correspondant au chemin de l’Orisha. Plus rarement, on trouve des colliers faits d’un motif de 5 perles rouges, 5 perles de corail et une perle de chaque couleur alternée 5 fois.

Son symbole de pouvoir est un abebé ou agbebé, éventail jaune en bois de santal et plumes de paon. Ses principaux attributs sont tous les accessoires qui se rapportent à la beauté (éventails, foulards, mouchoirs, plumes de paons, couronnes…), qui se trouvent dans la trousse de maquillage d’une femme (bijoux, bracelets, miroirs, peignes…) ou qui ont un lien avec la rivière (les poissons et coquilles de crustacés, 2 rames en cuivre, les pierres de corail…). On trouve également les étoiles, les soleils, les demi-lunes, les clochettes, les cœurs, les plumes d’Ibú Kolé, toutes les fleurs jaunes ou une poigné d’escargots.

On lui sacrifie par immolation des chèvres et des boucs castrés, des coqs et des poules, des faisants, des colombes, des paons, des cailles, des canaris et des tortues. Les offrandes (addimú) qui lui sont faite sont tout poisson ou animal provenant de la rivière, des crevette, du miel d’abeille, de farine de maïs, des sandwichs de gofio au miel, des tamales (sorte de crêpe de maïs farcie et roulée dans une feuille de maïs ou de bananier), du riz jaune, des pommes de terre douces des œufs, de la laitue, de la scarole, de la bette, tout fruit de couleur jaune comme des oranges douces, de l’oignon, du piment et de l’huile d’olive. Elle apprécie également tout type de sucreries. Sa nourriture préférée reste l’ochinchin fait à base de petites crevettes, de blettes, de tomates, de câpres et d’œuf dur. Elle boit du vin blanc et sec. Les offrandes lui sont faites de préférence au bord de la rivière ou près d’un source pure.

Les plantes (ewes) associées à Ochún sont :

Ewes
  • Abre camino (Eupatorium villosum) ;
  • Alacrán ou Yerba rabo de ratón ;
  • Alacrancillo rosado (Heliotropium indicum) ;
  • Alambrilla ;
  • Albahaca morada (Ocimum basilicum) ;
  • Almácigo (Bursera simaruba) ;
  • Ambarina ;
  • Amor seco ;
  • Añíl (Indigofera suffruticosa) ;
  • Anís (Pimpinella anisum) ;
  • Anón (Annona squamosa) ;
  • Arabo (Erythroxylón havanense) ;
  • Árbol bonito ;
  • Árbol del cuerno ;
  • Aroma amarilla ou Aroma olorosa (Acacia farnesiana) ;
  • Ateje amarillo (Cordia alba) ;
  • Avellano de costa ;
  • Bejuco carey (Tetracera volubilis) ;
  • Bejuco de conchita ou Bejuco lainto ;
  • Bejuco pendola ;
  • Berro (Nasturtium officinalis) ;
  • Botón de oro (Abutilon indicum) ;
  • Bruja (Sternbergia lutea) ;
  • Calabaza (Cucurbita moschata ou Cucurbita maxima) ;
  • Calaguala ;
  • Canela (Cinnamomum cassia) ;
  • Cañamazo dulce (Axonopus compressus) ;
  • Canistel (Pouteria campechiana) ;
  • Carey (Krugiodendron ferreum) ;
  • Cascabelillo (Crotalaria latifolia) ;
  • Cebolla (Allium cepa) ;
  • Celosa cimarrona (Duranta repens) ;
  • Cerraja (Sonchus oleraceus) ;
  • Chayote (Sechium edule) ;
  • Copetuda (Calendula officinalis) ;
  • Coralillo blanco (Porana paniculata) ;
  • Culantrillo de pozo (Adiantum tenerum) ;
  • Cundeamor (Momordica charantia) ;
  • Embeleso (Plumbago capensis) ;
  • Espigelis (Spigelia anthelmia) ;
  • Espinaca (Spinacia oleracea) ;
  • Extraña rosa (Callistephus hortensis) ;
  • Flor de agua (Nymphaea ampla ou Eichornia azurea) ;
  • Flor de muerto (Tagetes erecta) ;
  • Frailecillo ou Cairecillo de monte ;
  • Frescura ;
  • Fruta bomba (Carica papaya) ;
  • Girasol (Helianthus annuus) ;
  • Grénguere, Grénguero ou grenguera (Corchorus olitorius) ;
  • Grosella (Cicca disticha) ;
  • Guacamaya amarilla (Poinciana pulcherrima) ;
  • Guacamaya colorado ;
  • Guacamaya francesa (Cassia alata) ;
  • Guamá de costa (Lonchocarpus latifolius) ;
  • Guásima (Guazuma tomentosa ou Guazuma guazuma) ;
  • Hino macho [Hino] (Dryopteris tetragona) ;
  • Hoja menuda (Pithecolobium berterianum) ;
  • Jaboncillo (Sapindus saponarius ou Gouania) ;
  • Jia amarilla (Casearia ramiflora) ;
  • Lechuga (Lactuca sativa) ;
  • Legaña de aura ou Lagaña de aura (Plumbago scandens) ;
  • Limo de rio (Potomagetón lucens) ;
  • Lirio de agua ou Ashibata ;
  • Llantén cimarron (Echinodorús grisebachii) ;
  • Lleren (Calathea allouia) ;
  • Malva té (Corchorus siliquosus) ;
  • Malvira (Bauhinia megalandra) ;
  • Mamey colorado (Calocarpum Sapota) ;
  • Mangle (Rhizophora mangle) ;
  • Mango (Mangifera indica) ;
  • Manzanilla (Chrysanthellum americanum) ;
  • Marañón (Anacardium occidentale) ;
  • Maravilla amarilla (Mirabilis jalapa) ;
  • Marilope (Turnera ulmifolia) ;
  • Mejorana (Majorana hortensis ou Origanum majorana) ;
  • Melon de castilla (Cucumis melo) ;
  • Mije (Eugenio rhombea) ;
  • Mirto (Murraya exotica) ;
  • No me olvides (Duranta repens) ;
  • Oro azul (Phyla strigillosa) ;
  • Orozuz de la tierra (Lippia dulcis) ;
  • Palo mulato (Excothea paniculata) ;
  • Panetela (Xylophylla angustifolia) ;
  • Parra (Vitis vinifera) ;
  • Peralejo de monte (Byrsonima crassifolia) ;
  • Peregrina (Jatropha diversifolia) ;
  • Perejil (Petroselinum) ;
  • Piña de salon ou Piña de adorno ;
  • Platanillo de Cuba (Canna coccinea) ;
  • Pomarrosa (Syzygium jambos ou Jambos jambos) ;
  • Resedá ou Resedá francesa (Lawsonia alba) ;
  • Romerillo amarillo (Weddelia rugosa tenuis) ;
  • Romero (Rosmarinus officinalis) ;
  • Rosas ;
  • Sangre de doncella ou Carne de doncella ou Palo señorita ;
  • Saúco (Sambucus canadensis) ;
  • Sopillo (Lysiloma bahamensis) ;
  • Titonia (Tithonia rotundifolia) ;
  • Vainilla amarilla (Epidendrum faustum) ;
  • Vainilla rosada (Epidendrum atropurpureum) ;
  • Vetiver ;
  • Verbena (Verbena officinalis) ;
  • Yerba buena (Mentha sativa) ;
  • Yerba caiman ;
  • Yerba de la niña (Euphorbia hirta, Phyllanthus swartzii ou Phyllanthus niruri) ;
  • Yerba de la vieja (Flavería trinervia) ;
  • Yerba luisa (Aloysia triphylla) ;
  • Yerba maravedi ;
  • Yerba mora (Solanum nigrum) ;
  • Yerba mulata ;
  • Zapote (Achras sapota) ;
  • Zarzaparrilla (Smilax medica ou Smilax havanensis).

Pour invoquer Ochún, on utilise une soupière peinte soit en jaune soit de diverses couleurs mais à dominante jaune avec des liserés dorés. Les calebasses sont également de bons réceptacles. Ces récipients sont remplis d’eau de rivière dans laquelle sont immergées 5 pierres récupérées au petit matin au fond d’un fleuve et transportées dans une jarre en argile.

Réceptacle pour Ochún
Réceptacle pour Ochún

On la salue avec formule suivante : ¡Iyalodde Yeyé Kari! ¡Yeyeo! ¡Omoriyeyeo! Comme on peut le voir, elle est très respectée car « Iyalodde » signifie « reine » en langue yoruba.

Ses chiffres sont le 5 et ses multiples. Son jour est le samedi. Son jour saint est le 8 septembre. À cette date, de nombreux fidèles et croyants effectuent, depuis le 19èmesiècle, un pèlerinage au sanctuaire appelé El Cobre, dans la province de Santiago de Cuba, lieu saint le plus visité de Cuba.

El Cobre
El Cobre

Syncrétisme

Ochún est associée à la Virgen de la Caridad del Cobre, patronne de Cuba. On raconte qu’en 1620, deux indiens, Juan de Hoyos et Juan Moreno, et un créole noir, Rodrigo, partirent chercher du sel à Bahía de Nipe (partie orientale de Cuba). Depuis leur bateau, en pleine mer, ils aperçurent quelque chose. Ils s’en approchèrent et découvrirent une sculpture de la Vierge Marie taillée dans un morceau de bois flottant au gré des vagues. Elle portait l’enfant Jésus de son bras gauche et une croix en or de la main droite. La statue portait l’inscription : « Yo soy la Virgen de la Caridad » que l’on traduit par « Je suis la Vierge de la Charité ». Ils la repêchèrent et rapportèrent jusqu’à Barajagua (province de Santiago de Cuba) où l’administrateur d’une des mines de cuivre ordonna qu’on lui construise un ermitage. Le 10 mai 1916, Benedicto XV la déclara Patronne de Cuba.

Pour les yorubas, ce ne pouvait être qu’Ochún car celle-ci est la patronne du cuivre, elle apparaît à l’embouchure d’un fleuve et elle porte des vêtements ornés de décorations en or.

Les chants

Rezo

Ochún moriyeyeo obiñrí oro abebe
Oún ní kolala ke, Iya mí koyuo
Son Yéyé kari, guañarí gañasí
Ogale guase Aña
Agó

Autre Rezo (par L. Cabrera)

Ochún egúa Iyá mío, Iguá Iyá mío
Ico bo si Iyá mi guasi Iyá mi mó
Yalode aguidó abalá abé de bu
Omí male adó Elegüeni kikiríso kede
To che ni cuelé cuelé Yeyé moró
Agó

Beaucoup de chants peuvent se retrouver sur le site furius.ca.

Les toques

Il arrive parfois que des violons soient utilisé durant les toques pour Ochún. Ils accompagnent alors les tambours batás.

Durant l’Oru Seco, on lui dédie le toque (rythme) appelé Chenche Kururú, Chenche Kurúrú ou Chenche Kúruru :

Des partitions concernant quelques toques peuvent être trouvées sur le site CityPercussion.

Le plus grand chanteur est certainement Lázaro Ross. Je vous conseille de l'écouter avec le Conjunto Folklórico Nacional de Cuba ou avec le groupe Olorun. Il a consacré un disque à Ochún intitulé Orisha Aye - Ochun. Le projet Abbilona a également enregistré un disque pour cet Orisha.

De nombreux morceaux sont également en écoute libre sur le site Olofin.

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