Cuba, terre d’exil

Le 14 août 1791, une révolte éclate à Saint-Domingue, partie occidentale d’Hispaniola, île qui porte aujourd’hui le nom d’Haïti. Les esclaves se retournent contre les colons français, planteurs de café, qui sont obligés de fuir avec quelques esclaves, le plus souvent des domestiques, et de se réfugier en Louisiane ou, pour la plupart, sur les côtes aux alentours de Santiago. Ils vont rapidement fonder des cafetales (plantations de café) dans l’Oriente cubain car leur arrivée permet d’atteindre une masse critique rendant possible le développement d’infrastructures favorables à cette culture (exploitations, routes, systèmes d’irrigation…). On estime qu’en 1807, il existe 192 exploitations caféières dont 176 sont tenues par des Français.

De plus, Saint-Domingue affaiblie, Cuba devient la plus grande île sucrière. Elle se substitue à sa voisine comme première exportatrice de sucre vers l’Europe et le reste du monde. Les prix du sucre s’envolent. Les ingenios (plantations) se multiplient notamment dans les vallées de Güines et Colón.

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