Obbatalá

Ses vêtements et accessoires

Obbatalá est toujours vêtu de blanc qui est la couleur qui le symbolise. Des soleils et des lunes sont des fois cousus sur ses habits. Il porte un brassard en argent ou de métal argenté. Dans ses caminos guerriers, il arbore une bande rouge en bandoulière sur le torse. Autour de la taille, sa ceinture est composé de 8 foulards blancs. Il porte sur la tête une couronne faite de 16 plumes blanches de perroquet.

Son collier (eleke) se compose de perles blanches. Dans certains cas, sont intercalées quelques perles de la couleur correspondant au camino. Par exemple, pour Obbatalá Ayágguna, Obbatalá Oshagriñan et Obbatalá Oshalufón, on insère une perle rouge toutes les 24 perles blanches. Il est aussi possible d'y placer des escargots. Pour Obbatalá Obá Moró, ces perles ne sont pas rouges mais violettes. Pour Obbatalá Oshanlá, une perle ivoire ou nacre est intercalée toutes les 16 perles blanches. Pour Obbatalá Alaguema, les perles blanches sont mélangées avec des perles vertes.

Obbatalá
Obbatalá

Ses attributs de pouvoir sont un sceptre (opayé, poayé ou puayé) ou un bâton de commandement (opa) qui est un symbole de suprématie et de pouvoir et non un accessoire lié à la vieillesse, un bracelet d'argent et un iruké blanc, sorte de fouet en crin de cheval dont le manche est orné de perles blanches parfois combinées avec des perles rouges, qui lui sert à se purifier ainsi que le monde qui l'entoure.

Les danses d'Obbatalá

Pour rendre hommage à Obbatalá, le danseur imite les mouvements lents et prudents d'une personne âgée et courbée. La plupart du temps, le buste est pratiquement horizontal, le regard dirigé vers le sol. Ses mains sont soit appuyées sur les genoux pour l'aider à marcher, soit sur les côtés en signe de fatigue. Quand le pied droit avance, le bras gauche est placé devant, donnant au corps une inclinaison, l'épaule droite vers le haut. L'exact symétrique se produit pour un pas à gauche. À contre-temps des pas, le danseur effectue une flexion marquée des genoux. Il peut s'appuyer sur un bâton de la main droite. La difficulté de ce pas réside dans l'ondulation constante la partie haute de la colonne vertébrale (que certains rapprochent de celui d'un serpent qui est un de ses animaux fétiche).

Obbatalá peut aussi purifier les chemins et les participants de la cérémonie à l'aide de son iruké. Il garde alors la tête droite. L'iruké est maintenu à hauteur de la poitrine ou au dessus de la tête avec un mouvement circulaire. Il peut aussi, comme le font Elegguá ou Oggún, sauter plusieurs fois sur un pied tout en balançant ou frappant avec l'autre.

Généralement, quand le toque (rythme) change, le danseur adopte l'attitude d'un jeune guerrier qui brandit un sabre. Pour ce camino guerrier d'Obbatalá, le danseur mime parfois les mouvements d'un cavalier qui soutient les rênes de son cheval.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.