Quelques données sur la Rumba de Managua
La Rumba de Managua, également appelée Rumba Managua, Rumba Manakua, Rumba de Macaguas ou plus simplement Managua ou Manakua est une variante de la Rumba d'origine Congo. Son principe repose sur l’affrontement verbal entre plusieurs solistes, appelés gallos ou insunsus. Ceux-ci se livrent à de véritables joutes oratoires, fondées sur l'improvisation, la satire et la provocation. Ces affrontements peuvent prendre la forme d'une puya (défi, provocation) et pouvaient parfois dégénérer en rixes. Ces chants sont empreints d'une satire qui a de manière évidente influencé les Tonadas de puya.
De manière improvisée, les gallos utilisent un espagnol prononcé à la manière des esclaves bozales (fraîchement arrivés d'Afrique), mélangé avec des mots issus des dialectes bantús (sundi, kikongo ou lari). Le sens apparent de certains mots espagnols peut également être détourné ou masqué, de manière à ce que le véritable message ne soit compréhensible que par les personnes initiées à ce langage particulier.
Sur le plan musical, la structure est simple et basée sur des motifs courts et répétitifs, permettant au chanteur de développer librement son improvisation. Le vasallo ou muana (chœur) répète les phrases improvisées par le gallo, créant une alternance soliste/chœur.
Instrumentation
Au départ, la Rumba de Managua n'était pas associée à un type de tambour particulier. Généralement, les managüeros ou puyeros allaient de fête en fête, tout comme les maniseros (joueurs de Maní), et profitaient des rythmes de Yuka communs aux divertissements profanes chez les Congos.
Ainsi, la Rumba de Managua se jouait en général sur les tambours de Yuka. Au cours du temps, elle finit par être jouée sur les tambours de Trinidad auxquels elle est aujourd'hui associée.
La Rumba de Managua :
- RitmaCuba
- EsquinaRumbera
- CadenaHabana
- Ehttdad
- ESQUENAZI PÉREZ, Martha. Del areíto y otros sones. Editorial Letras Cubanas, 2001
