Oyá

Ses vêtements et accessoires

Oyá
Oyá

Les couleurs d’Oyá sont le rouge vin, le marron ou le carmélite et 9 autres couleurs excepté le noir (c’est en fait une représentation des couleurs de l’arc-en-ciel). Elle est vêtue d’une jupe composée de 9 chiffons ou foulards de différentes couleurs qui pendent librement. Le reste de ses vêtements est fait de crinoline ou cretonne à fleurs. Sur la tête, elle porte un foulard de 9 couleurs. Elle est également coiffée d’une couronne à 9 pointes desquelles pendent 9 bracelets de cuivre et 9 pièces : une bêche, un pic, une gourde, un éclair, une faux, un bâton, un râteau, une hache et une houe. Parfois, elle est habillée d’une jupe, appelée yagua ou iagua, faite de fibres de palmier royal (palma real) séchées le jour même. Elle peut être décordée de franges de mariwó. Elle porte 9 bracelets en cuivre.

Elle porte un eleke (collier) composé d’une perle carmélite ou rouge foncé rayée de blanc et de noir séparée de la suivante par 9 perles carmélites ou rouge foncé. Parfois, il est formé d’une répétition de 9 perles blanches, 9 perles noires, une perle blanche et une perle noire. On peut aussi le voir constitué de perles couleur lilas rayées de jaune.

Son objet de pouvoir est une sorte de fouet appelé iruké fait avec le crin de la queue d’un cheval noir. Il peut être décoré de perles de son collier. L’éclair est aussi un de ses attributs caractéristiques.

Iruke
Iruke

Les danses d’Oyá

Ses danses, qui demandent une forte implication du corps, sont rapides, énergiques voire frénétiques. Son visage est crispé et guerrier. Elle souffle et hurle. Ses yeux sont grands ouverts. Quand elle danse, elle secoue son iruké pour chasser les mauvaises énergies. Parfois, elle peut tenir une machette ou une torche allumée (flamme purificatrice) de sa main droite.

À l’image de la tempête et des vents tourbillonnants, Oyá tourne sur elle-même vers la gauche. Ses gestes sont impulsifs. Un mouvement caractéristique d’ondulation dorsale avant/arrière est présent dans la plupart de ses pas de danse. Le travail des bras est particulièrement riche. En plus des toques génériques, on lui consacre des rythmes spécifiques dont tui-tui qui correspond à la danse la plus forte ou kan-kan.

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