La Tajona

La danse Tajona, Tahona ou Taona accompagne les rythmes du même nom, employés dans un contexte carnavalesque des communautés haïtiano-cubaine. Ainsi, elle comporte 2 types de pas : ceux qui permettent la déambulation (paso de camino) et ceux qui se pratiquent de manière statique (paso tajona).

Pour la déambulation, il n'y a pas de pas spécifique. Il est dit que les danseurs adoptent une attitude gracieuse et réservée qui rappelle les Contredanses européennes. Le rythme est modéré.

Pour les phases statiques, le rythme est plus élevé. Il existe aujourd'hui 3 grands types chorégraphies :
- le hechacorral ;
- les bastones ;
- la cinta, tejer la cinta ou tressé-ruban.

Toutes ces danses sont aujourd'hui conservées par les groupes de danse folklorique comme le ballet Cutumba.

L'hechacorral

Les danseurs cherchent à capturer la reine de la Tajona concurrente. Le meilleur groupe emprisonne symboliquement la reine des perdants, c'est le rapto de la reina. La chorégraphie de l'hechacorral (de "hacer correr", "faire courir") se retrouve aussi dans le Carabalí.

Los bastones

C'est une danse qui se pratique avec des bannières et de grands bâtons.

Cinta

Cinta
Cinta

Les danseurs tiennent chacun un ruban qu'ils tressent progressivement autour d'un mat central en se croisant. Ensuite, les rubans sont démêlés en allant 2 fois plus vite et les danseurs ajoutent des difficultés comme des sauts ou des tours sur eux-mêmes. Ceci explique les noms "cinta" (ruban) et "tejer la cinta" ou "tressé-ruban" (tresser le ruban). Cette danse, populaire au début du 19ème siècle, est menée à un vitesse modérée à rapide.

La Tajona :

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